
Témoignages



En hommage à Mélanie HAEMEL, 19 ans
Poème pour Melanie,
A ma fille, je t'aime
Lorsque tu es née je te tenais dans mes bras
et te souriais
Tu souriais toujours en retour,tes grands yeux ouverts
pleins d'amour
Tu étais un bébé si joli, doux et attachant...
Puis je te vois grandir et devenir indépendante
Je te regarde
ton rire
ton bonheur
ta simplicité
ta beauté
Puis, soudain ta mort
Brutale, sans au-revoir et sans retour.
mes larmes,
mes cris
ma souffrance
mes prières.
Maintenant
je ne comprend toujours pas
Tu m'as quitté pour une vie,
dans un monde en paix
Je voudrais te dire que tu me remplis de fierté
et que je t'aime
INFINIMENT
Maman
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En hommage à Dany LEBLICK
Une
personne chère ne nous quitte jamais! Elle vit au plus profond de notre coeur
et pour la revoir ... il suffit de fermer les yeux.
Nous
sommes privés de ta chaleur,
mais
ta générosité et ta douceur,
resteront
à jamais gravées dans nos coeurs.
Nous
étions heureux avec toi.
Toute
ta famille
http://danyleblicq.skyrock.com



A la douce mémoire de Laetitia
Ma fille, mon ange
Trop tôt tu t'es envolée dans une autre cité, et j'ai tant pleuré
Comment oublier une petite fille qu'on a cajolée, dorlotée, aimée
Dis-moi pourquoi le coeur de ta maman ne vit pas sans son ange, sans toi
Dure épreuve à supporter que d'etre séparée de celle qu'on appelle son bébé adoré .
Où que tu sois ne m'oublie pas, j'ai besoin de toi ma fille, mon ange.
Je t'aime ma fille chérie.
Ta maman à qui tu manques tellement
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Très chère Cécile et vous toutes et tous,
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Catherine HONORE
Vous avez dit justice ?
Nous avons perdu notre unique enfant dans un accident de la route. Le jeune qui conduisait le cyclomoteur qui a tué notre fille n’avait pas 15 ans au moment des faits. Nous ne comprenons pas pourquoi cette affaire a été jugée au tribunal de la jeunesse ? Autre élément frappant : environ un mois avant l’accident mortel de Catherine, la maman de ce jeune conducteur avait porté plainte contre son ex-mari parce que son enfant roulait avec un cyclomoteur non en ordre et qu’il n’avait pas l’âge de rouler. Et le tribunal de la jeunesse n’a rien fait pour protéger ce gosse. Pire : ils n’ont pas assumé leur erreur ! L’accident mortel de Charleroi a malheureusement fait 2 victimes, impliquant également un conducteur mineur d’âge et 2 jeunes filles, Or, ce dossier a été jugé au tribunal de police. Nous en sommes venus, comme beaucoup d’autres d’ailleurs, à nous poser la question : y a-t-il plusieurs justices dans notre pays ?
Nous avons posé plusieurs questions au tribunal de la jeunesse, dont par ex. : pour quelle raison l’expert automobile désigné par le parquet tient-il compte de l’implication de 2 véhicules, alors que, selon le constat de la police, il y en avait bel et bien 3 ?
Il y a aujourd’hui 9 ans que le drame est survenu et nous nous posons toujours les mêmes questions dont celle-ci n’est qu’un exemple ; en effet, beaucoup d’autres, posées au tribunal de la jeunesse, sont demeurées sans suite. Pourquoi ?
Nous profitons de ces lignes pour ajouter
- qu’aucune structure psychologique n’a été mise en place pour les drames individuels : la souffrance et la douleur sont pourtant identiques à celles découlant d’accident qui implique des dizaines de personnes, voire des familles entières ?
- il n’existe pas de reconnaissance des droits des victimes
- vous perdez votre enfant mais vous perdez également votre santé, et parfois même, votre statut social !
A quand une justice qui tiendra compte, ne serait-ce qu’un peu, de la souffrance des victimes ?
Parents de Catherine, 13 ans pour toujours.
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EMILIEN (France)
Un texte écrit par ses parents
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Allan TACCHINI-SCHOBBEN
Un ange au paradis
Ce petit bébé n'est pas une victime de la route, le témoignage de sa maman a pour but de vous faire comprendre que quelque soit la façon dont on perd un enfant est horrible. Son oncle Pierrot a été tué sur la route après sa naissance, que de souffrances pour cette famille. Voici le texte que Bernadette dédie à son petit ange ALLAN
A MON PETIT ALLAN
Les jours passent et pas un seul où je ne penses à toi.
Quand tu es parti, c'est comme si on m'avais coupé en deux.
Le matin que tu allais partir, j'ai demandé aux infirmières pourquoi tu pleurais, j'avais envie de te prendre dans mes bras pour te consoler , ils m’ont répondu » vous savez les bébés ça pleure souvent » !
Moi je leur ai
dit que je savais que ce n'était pas des caprices, que c'était des vrais
pleurs, on ne m'a pas écouté.
Ils m’ont dit de retourner dans ma chambre et quand ont est revenu me
rechercher
c'était pour te mettre pour la première fois dans mes bras et pour te dire
adieu.
Si tu savais
comme je regrette de les avoir écouté et de les avoir laissé
travailler, comme ils disent.
Maintenant tu
vis à travers nous, ton frère et ta sœur, tes jumeaux, me parles souvent de toi
,
Félicia avec sa bouche et son cœur et Jimmy avec ses yeux et son cœur.
Mon frère, ton
tonton Pierrot est parti te rejoindre beaucoup trop tôt, mais je sais qu’il
prend soin de toi.
Nous t'aimons très fort mon petit amour.
Félicia, Jimmy, Papa et maman.
Je sais que c'est dur , mais c'est la réalité de la vie.
Bisous
Bernadette, sœur de Pierrot Schobben et maman du petit ange Allan
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Jimmy mon fils chéri .
Mon coeur tu me manques tellement, j'entends ton rire résonner dans ma tête , je t'entends m'appeler maman , je vois tes yeux rieurs, j'aimerais tellement te serrer dans mes bras, t'embrasser et rire avec toi, mon Jimmy je t'aime. Je t'aime très fort, si seulement je pouvais venir te chercher, j'aimerais tellement revenir en arrière et reprendre notre vie d'avant tous ensemble, je me sens impuissante, si seulement je pouvais t'aider , te ramener a la maison .
Ta chambre et si vide sens toi ! toutes tes affaires sont là , elles n'attendent que toi !! si seulement tu pouvais revenir .
Tu étais si gentil, serviable avec tout le monde, et maintenant beaucoup continue leur petite vie et t'oublie peu à peu.
Je vous en prie penser à JIMMY !! lui il ne vous aurait pas oublié , il vous aimait TOUS.
Le souvenir, c'est ce qu'il le fait vivre encore. Ce souvenir, c'est lui permettre d'être toujours avec nous .
ALORS, PERMETTEZ - LUI DE VIVRE !!!
Pensez à Jimmy, il vous a tant aimé
Sa maman
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Petite
confidence lisez moi cela prendra deux minutes
Le lendemain de mon anniversaire, je suis parti travailler, je pensais déjà à mon souper, à mon prochain week-end, … J ai eu fini ma journée, ‘ouf’.
Monté
sur ma mobylette, en ordre, mon
casque je vous promets, j’ai été
prudent, j’ai même pris la piste
cyclable à Marbais vous
connaissez( en Belgique) ?
Et
puis………………
Et il ne
pourra pas vous raconter la suite car un homme inconscient que rouler ivre est
dangereux vient de lui ôter sa vie.
Demain son
papa, ses 7 frères et sœurs, sa famille et moi devrons lui dire adieu car la
machine sera débranchée.
Pensez-y
la prochaine fois que vous prendrez le volant dans cet état, pensez à
votre famille sinon à la
famille des autres. Parlez
en autour de vous……
La maman de Charles
Ses photos : Cliquez ICI
La
lettre de celui qui l'a tué : cliquez
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CECILE
, comme convenu , je t’écris pour témoigner du drame qui
nous est arrivé le 11 Décembre 2004 . Je ne te relaterai pas notre vie depuis
ce jour , mais je voudrais mettre l’accent sur certaines choses et certains faits
à éviter ou à améliorer .
Ce
samedi 11 Décembre 2004, mon fils EMILIEN et sa compagne MYLENE partent vers
4h30 à PARIS pour voir les illuminations et acheter une bague pour officialiser
leurs fiançailles. Après le péage de Fleury, à 8h10 du matin un chauffard
ivre, roulant très très vite, les rattrape , les double et les accroche ,
envoyant le véhicule d’EMILIEN à droite. Pour le chauffard un fossé
(indemne) pour EMILIEN et MYLENE un
arbre (un mort et une blessée très grave) . Après vérification , le
chauffard avait 2,85g/l d’alcool à 8h00 du matin , à roulé à
155km/h de moyenne entre les 2 péages de l’autoroute qu’il a pris , puis à
177km/h entre le péage et le lieu de l’accident , ce conducteur roulait avec
un permis non prorogé depuis 2002 suite à une suspension pour accident avec
alcoolémie . Cet accident a été jugé pénalement comme tous les autres
accidents de la route en homicide involontaire , le jugement civil n’aura lieu
qu’en juin 2007 .
Ce
samedi 11 Décembre 2004 , vers 10h00 nous revenons de courses soucieux de
n’avoir pas eu un message d’EMILIEN nous informant de son arrivée à Paris
, un message de 9h52 nous attendait sur notre répondeur téléphonique nous
demandant de rappeler le plus rapidement possible la gendarmerie de
l’autoroute de NEMOURS pour identifier la victime , conducteur du véhicule
fiat immatriculé … 01 .
Comment
ose-t-on prévenir les gens sur un répondeur ,sachant que nous habitons en
pleine ville avec police municipale, commissariat de police et gendarmerie
nationale , pourquoi la gendarmerie de Nemours n’a pas pris contact avec celle
de BOURG pour venir nous prévenir (dans un village c’est le maire ou son
adjoint qui sont chargés de cette triste tache) . Imaginons un jeune frère ou
sœur ou une femme seule décrochant le répondeur , qu’elles auraient pu être
leur réaction et les conséquences ?
On
nous parle beaucoup d’assistance , d’aide , et de secours , mais on nous a
donné rendez-vous à la gendarmerie de Nemours à 450 km de notre domicile ,
point final , débrouillez vous , assumez et soyez fort et prudent . Que
serait-il arrivé si j’avais pris un malaise au volant , ce n’est pas évident
de faire une si longue distance sachant notre fils décédé et notre fille dans
le coma , que serait-il advenu de mon épouse
Tout
ceci pour vous résumer la situation telle que nous l’avons malheureusement vécue
. Où est l’humanité si souvent citée ? Où est la simple aide et réconfort
dont les familles ont besoin ? Sur le moment pas grand chose puis après le
désert complet , plus personne ne se soucie de nous et plus personne ne
s’occupe des familles , Quelle Triste Société .
Voilà mon petit témoignage pour que plus jamais ça et plus jamais comme cela .Amicales Salutations et bisous .A bientôt de te lire .
Jean, le papa d'Emilien
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Je
vous écris d’un petit bureau
Tant
d'années de joie, sa petite soeur nous a rejoins trois ans après, il l'a aimée
tout de suite pas de jalousie d'une nouvelle venue, au contraire il l’a protégée
durant toutes ces années.
Un tournant terrible ce fameux mois de septembre deux mille un.
Notre fils accomplissait son école de recrue en Suisse, il s'était passé neuf
semaines, dures, fatigantes, puis ce fameux 5 septembre, un coup de téléphone
sur le natel de mon mari, nous étions au restaurant avec son amie, car nous
avions pris nos vacances.
J'écoute la conversation, je vois le visage de mon conjoint devenir blême, la
voix qui tremble, il répond à son interlocuteur de nous rappeler dans un
moment que nous allions remonter chez nous, j'avais compris qu'il parlait à
quelqu'un de l'armée, nous voilà partis.
la maison le téléphone sonne, mon mari demande à son interlocuteur de
confirmer ce qu'il lui avait dit précédemment, un grand silence, puis un au
revoir.
Il nous fait nous approcher de lui, me regarde ses yeux pleins de larmes
m'annonce: notre fils est décédé d’un accident de moto sur l’autoroute,
je me suis effondrée, des pleurs qui ne sont pas des pleurs mais de hurlements
de douleurs, toute une vie s’écroule, prend un tournant depuis ce fameux
jour.
Pendant plusieurs mois, chaque jour se réveiller avec des pleurs qui sortent de nos entrailles.
Chacun à vouloir cacher sa souffrance, pour ne pas faire de mal à l’autre.
La famille, les vrais amis nous ont aidés par leurs visites à nous écouter, nous réconforter, en nous faisant sortir, invitations, ainsi que pleins d’occupations pour chacun de nous.
Apprendre à vivre sa propre vie, continuer notre parcours sur terre.

LAURENCE (Suisse)
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PHILIPPE WERNY 17/05/1969- 01/06/2001
Voilà déjà 5 ans que tu n'est plus la
C'est très dur la vie sans toi
Mais ,je sais que tu es bien là bas
Et qu'un jour je serais près de toi
5 Noëls ,5 fins d'année tristes et sans envies
Pourtant ,une femme depuis vit sa vie et rit
Quel reproche lui faire?je me pose des questions en ce moment
Je ne peux oublier ,ce jour maudit de juin 2001 ,peine et affolement
est ce vrai! non pas possible pas lui ,la peine est la et restera
mais tu es toujours là près de moi ,je te sens ,je te vois!!!
Je te parle,pose des questions,demande des conseils
Et le lendemain ,j'ai des réponses à mon réveil
Je sais que tu veilles sur moi,
Moi je pense toujours à toi
Je t'aime mon ange,toi tu as gagne ton paradis
Mais un jour je serais près de toi ce sera le mien aussi
Mais c'était trop tôt, et trop bête
tu avais tant de projets en tête
La vie est cruelle et sévère
Parfois ,je me demande à quoi elle sert
Mais je dois veiller sur tes 2 petites filles
Qui ont bien grandis et sont très jolies
Mais je sais que tu sais tout ça, car de là bas tu nous vois
l'amour on te le porte. Saches qu'un jour je frapperai A
TA PORTE
MAMAN QUI T'AIME
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Le témoignage de Guy, le papa d'un petit ange prénommé EMMA, 7 ans pour toujours (décembre 2006



J'ai 47 ans et ma femme 44 ! Je suis gestionnaire en entreprise
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LE DOSSIER COMPLET (avec l'accord des parents d'Emma) : cliquez ICI
Monsieur Gilliquet,
Je dois avouer que c'est par hasard que je suis tombée sur votre site et que je le consulte depuis plus de 2 heures.
Enfin, une association qui ne fait pas de cadeau aux tribunaux et aux politiques. J'ai lu votre compte rendu sur la séance au tribunal (sans majuscule) de Namur.
Croyez-vous que je suis étonnée ? Pas le moins du monde. Mon fils a été tué "grâce à 3,9 gr d'alcool" le 10 juillet 2003 à Harzé, loin de chez nous (Gembloux). Je ne vais pas m'étendre sur les détails mais vous citer deux anecdotes qui concerne le jugement à Liège:
1) Rencontre quelques jours après ses funérailles avec le substitut Gaillet "3, 9 gr, ici, on ne va pas le rater", le chauffeur bien sûr.
2) La séance: tribunal de simple police un vendredi matin. Défilé d'une série de personnages, tous cités pour ivresse au volant. Je vois encore l'index du juge menacer avec bonhomie ces personnages comme un parent grondant son petit qui a fait une bêtise. Quant à l'avocat qui défendait l'assassin de mon fils, même procédé, "travaux d'intérêt général". Jugement à 12h30. Nous décidons d'attendre. je ne peux m'empêcher de dire au juge (sans majuscule) que je suis effarée de tout ce que je viens d'entendre.
Semblant se réveiller il me répond "Oui, nous appelons ça les scéances pecquet". Du substitut gaillet, pas un mot. Ainsi, à 12h30, la "séance pecquet" a condamné le chauffeur à 6 mois de retrait de permis de conduire avec sursis pour les 2/3 et le reste du retrait lors de ses congés et à 6 mois d'emprisonnement avec sursis.
Ceci était mon témoignage, la suite est un hommage à mon fils Philippe et à tous les autres
A Philippe, à tous les Autres
Vous
n’avez pas droit, petits « Dormeur du val »
Aux
hommages du poète
Vous
n’avez pas droit, petits chiens écrasés
A
une journée d’hommage
Vous
n’avez pas droit, petits corps disloqués
A
la couronne royale
Pour
ceindre votre front taché
Telle
une étoile filante
Faisant
son chemin à l’envers
Vous
êtes partis seul
Sans
la rose au fusil
Mais
votre régiment
Campe
trop loin des grands
Vous
n’étiez pas fils de notable
Vous
n’étiez pas fille de petit « de »
Vous
n’avez donc pas droit
Enfants
de sang commun
À
l’honneur d’un combat
Une
échine douloureuse viendra, le jour des morts
Déposer
une fleur sur une dalle inerte
Sous
laquelle repose, glacé à tout jamais
Un petit corps meurtri qui nous tenait au chaud
Yvette,
sa maman
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Un père à son fils (mai 2006)
Papillon
Papillon eut bien du mal à sortir de son cocon,
Douce prison qui l'avait nourri et protégé.
Quand il déploya ses ailes, aux premiers rayons du soleil de mai, encore légèrement engourdi,
Et dès qu'il se vit pour la première fois dans les perles de la rosées,
Il fut tout ébahi... c'était lui ?
Il battit doucement des ailes, mais oui, c'était bien lui 8
Dieu ! Qu'il était beau, il était magnifique ! quelles couleurs!
Non loin de là, il entendit des bourdonnements,
Et après quelques battements d'ailes, il les vit,
Mouches, bourdons et beaucoup d'autres encore.
Diable ! Qu'ils étaient moches ... et tout ce bruit.
Il allait leur montrer qui était le magnifique Papillon.
Il décolla d'un vol léger et silencieux,
Monta très haut dans le ciel, presque à se brûler le bout des ailes,
Descendit en piqué, effectua quelques loopings, se mit à voler en rase-mottes,
Survolant tout ce monde besogneux,
Quand soudain devant lui apparût un cham,
Un champs de fleurs, des milliers et des milliers de fleurs multicolores qui l'attendaient, lui,
Elles étaient à pour lui, rien que pour lui, bien sur.
Alors, Papillon, dans un vol triomphal, se mit à l'ouvrage,
Voltigeant, passant de l'une à l'autres,
Butinant, se nourrissant, n'en négligeant aucune,
De la plus petite à la plus belle, les marquant toutes de son empreinte pour qu'elles se souviennent,
Car il le savait, son temps était compté,
Il ne reviendrait pas en arrière, et il y en avait tant ...
Encore tout enivré des nectars, il ne l'a pas vue, là-bas au bout du pré,
La faucheuse s'est mise en route, elle avance... et tout à coup,
Papillon, les ailes brisées, s'écroule sur l'herbe coupée,
Encore un peu humide, couché sur un lit de fleurs,
La tête tournée vers le ciel, les yeux encore tout remplis de lumière,
Papillon est mort, Mon Papillon est mot
Notre Papillon
Si un jour, par chance, un papillon se pose à vos côté, ou si par bonheur il vous a choisi se posant sur votre bras, ou peut-être sur votre main, n'y touchez pas,ne bougez pas, il se repose un bref instant. En pensant au Nôtre, laissez-le s'envoler libre et insouciant et vivre sa propre vie
Il n'a pas beaucoup de temps devant lui, car les papillons ne vivent jamais très longtemps.
Pa à Ptit Gamin

Poème pour Maude
il a sept ans on s' est rencontré
et tout a commencé par une amitié
puis de mon beau frère tu es tombée amoureuse
nous étions les plus heureuses
car notre famille on partageait
tata tu devenais
mon témoin tu devais être
mais par ce jour d" été
tout s' est arrêté
tu t 'es envolée
tu es partie briller
tu me manques tant
Ta Nana qui t 'auras toujours dans son coeur et qui ne t 'oublieras jamais
Je t 'aime*
La souffrance de l’indifférence familiale Il est rare que je me mette au clavier pour rédiger un texte. D’habitude,
je laisse ce soin à Albert Gilliquet. Mais j’avais envie d’écrire ce que
beaucoup d’entre nous vivent, après la disparition d’un enfant, au
Lorsqu’un enfant naît, il devient partie intégrante d’une famille aux côtés de sa mère et de son père. Il a des oncles, des tantes, des cousines, une marraine, une filleule et des grands-parents, un frère… Tout au long de sa vie, nous vivons ensemble des évènements plus ou moins gais, tels que communion privée, communion solennelle, fêtes de famille. Là, pour s’amuser, tout le monde est réuni.
Quand l’accident de Frédéric est survenu, toute la famille était près de nous, autour de son corps sans vie au CHU. Tout le monde pleurait. S’ils avaient su quelle serait leur attitude par la suite, ils se seraient abstenus. Lors de ses obsèques et après, on nous entourait, on nous invitait, on recevait des appels téléphoniques. Bref, tout ce qui fait une famille unie qui a traversé l’adolescence d’un jeune avec ses parents.
Je peux dire que cela dure à peu près 2 ans, en allant en diminuant. Il y a encore des fleurs au cimetière, des présences lors des messes en sa mémoire, des appels téléphoniques, etc. Puis, et c’est là que s’accroît encore ma souffrance de maman, tout s’estompe pour parvenir, au bout de 7 ans, à une indifférence totale. Votre enfant, c’est comme s’il n’avait jamais vu le jour.
Je peux dire qu’à part la Mamy de Frédéric, qui souffre autant que moi aujourd’hui et avec laquelle je peux en parler, il n’y a plus personne d’autre de la famille. Une seule personne n’oubliait jamais de m’envoyer un petit sms ou un mot, ou encore un appel : c’était ma belle-sœur Régine, elle aussi malheureusement partie rejoindre Fred en 2004.
Des tas de petites choses font souffrir : par exemple, , on s’aperçoit tout à coup que des photos de l’enfant disparaissent des murs lors d’un déménagement, c’est du passé, on fait table rase, on passe à d’autres photos de vivants. L’oubli est déjà là ! La famille fait son chemin, ce qui est logique, toute à l’éducation de ses propres enfants, leur vie professionnelle, leurs loisirs, leur petite vie bien tranquille. Leur vie continue et on le comprend.
Ce 18 février, Frédéric aurait eu 29 ans. Qui était à nos côtés ? Sa Mamy, un ami et des amis dans le même cas que nous.Qui nous a envoyé un petit message de réconfort ? Toujours des familles dans le deuil comme nous. Avons-nous reçu un sms, un appel téléphonique de la famille ? Non, rien, Frédéric est oublié et l’indifférence s’est installée. Nous gênons certainement parce que nous éprouvons le besoin de parler de notre fils mais nous n’osons plus le faire. Cela m’a très fort marqué, particulièrement cette année. Comme on est vite rayé de la carte !
Croyez-vous que ceux qui pleuraient Fred à ses obsèques pensent encore à lui ? J’en doute. Jamais sa marraine ne nous a fait un petit mot, sa filleule de même. Ah oui, à la Toussaint, sa marraine va déposer une pomponette, probablement pour se donner bonne conscience.
Nous n’avons jamais demandé que nos familles se rendent au cimetière, mais au moins, qu’elles n’oublient pas que notre fils était l’un des leurs.
Rien, Fred est tombé dans l’indifférence et notre peine aussi. Doit-on en déduire qu’une famille n’est pas celle qu’on croit ? Oui ! Notre nouvelle famille, ce sont tous ces parents qui nous entourent à chaque instant auxquels on ose parler de notre enfant. Les vrais amis aussi sont là, parfois dans l’ombre, et s’ils n’ont pas connu notre fils, tout en douceur et subtilité, ils nous adressent un petit mot. Cela nous suffit, nous n’avons pas besoin de grande démonstration.
Si le hasard fait, chère famille, que vous lisiez ce texte, vous ne pourrez même pas imaginer la peine que vous me faites, vous ne sauriez pas, vous n’avez heureusement pas vécu le cas. Quelle souffrance ! Quand on vous rencontrera, vous nous demanderez comment nous allons, des nouvelles de notre santé, des banalités, mais jamais vous n’aurez un mot pour dire que vous pensez encore à celui qui a été votre neveu, filleul, parrain, cousin. Alors ne vous posez plus la question : si nous aussi, devenons indifférents, ce n’est pas parce que je ne vous aime plus, mais parce que je souffre à un point tel de votre indifférence, qu’il m’est impossible de décrire ce que je ressens profondément.
Je sais que pour beaucoup de parents, c’est déjà le cas. A tous ceux qui ont perdu un enfant il n’y a pas longtemps, sachez que c’est ce qui vous attend, sauf si vous avez de la chance, ce que je vous souhaite sincèrement.
Nous étions toujours très fiers de dire que nous étions une famille soudée, unie, qui nous entourait. Et bien, je me suis trompée. Cette année, 7 ans après, elle a enterré mon fils une nouvelle fois. Je n’ai pas de rancœur vis à vis d’elle, je souffre, tout simplement.
Cécile Jacob
Maman de Frédéric Jacob, sans famille maintenant. Heureusement, il lui reste une maman, un père, deux mamy et certainement, un frère qui souffre en silence.
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La place des proches
Au début du deuil, juste après le décès, la famille et l' entourage se sont massivement mobilisés. La douleur était plus manifeste, plus extériorisée, les obsèques et les rituels offrant un cadre social où les émotions étaient reconnues et acceptées par autrui. L' aide apportée répondait à une situation évidente où la détresse était tellement présente que les proches proposaient spontanément leur secours et leur écoute. Mais le temps passe, les semaines, les mois... Chacun OUBLIE, chacun se laisse à nouveau entraîner dans le flot de SA PROPRE EXISTENCE. Les lettres de soutien, les coups de téléphone, … se font de plus en plus rares, alors que la douleur que l’on ressent ne cesse de croître. La souffrance perd à petit son caractère "public". Elle devient plus profonde, plus intime, plus cachée ... Extérieurement, on parviendra à faire illusion. On a repris son travail et une partie de ses activités, et on présente un visage qui laisse aux autres le soin de penser (s' ils ne veulent pas aller chercher plus loin) que le plus gros de l' orage est passé. Finalement, a-t-on le choix ? N' existe-t-il pas une forte pression sociale qui impose le silence après un certain délai ?
Alors qu'on ressent en soi la violence d'un deuil qui est loin d'avoir dit son dernier mot, on se sent contraint, presque obligé, de taire à autrui l' essence même de son tourment. On a peur de DERANGER, on a peur de LASSER par l' incessant récit de préoccupations que beaucoup considèrent aujourd'hui comme une affaire "classée". On en a aussi tellement assez de s' entendre dire que « rester dans des pensées tournées vers le défunt, est malsain ou morbide » qu' on préfère désormais se taire. Ce qui ne change strictement rien au fait qu' on pense à lui tous les jours !
Alors, on reste silencieux. On assiste, seul et impuissant, au déferlement de cette lame de fond qui attaque les fondations mêmes de son équilibre intérieur. On se demande même comment on pourra un jour s' en relever : cela paraît tellement énorme, tellement destructeur. Qui pourrait deviner que, derrière une apparente tranquillité, on livre quotidiennement un COMBAT sans REPIT pour préserver l' intégrité psychique de sa personne ? Car, à la lueur de ce que l'on vient de vivre, on sait trop bien, combien ce temps, que l’on croyait si long, devient désespérément court quand on souhaite rattraper les opportunités perdues ... Faut-il attendre ces instants pour qu'on découvre combien on tient à eux ? A-t-on vraiment besoin d' être confronté à une aussi terrible échéance ? Aujourd'hui ils sont là, ils vivent , rient, jouent avec nous, autour de nous ... Nous pouvons sonder leur âme tout en leur offrant la nôtre ... On découvre ce curieux sentiment « d'urgence » qui pousse à dire aujourd'hui ce que l’on comptait dire demain. Tout peut être dit, senti, naître ici comme au-delà de toutes les barrières que l’on s' est trop souvent imposées par crainte ou par pudeur ... Loin de nous enfermer dans les angoisses de la mort, la précarité de notre vie humaine nous invite à saisir la saveur inestimable de l'instant présent. C' est le dernier enseignement de celui qui est parti ...
Par sa mort, il nous implante encore d' avantage dans la
vie ... Dans une vie où on accepte, désormais, de vivre sans lui et où on
apprend, en sentant sa présence silencieuse à nos côtés, à dire "je
t' AIME" en toute connaissance de cause.
Patricia (maman de Grégory)
la solitude
Que pouvons-nous bien connaître vraiment, du mystère de l’amour indéfinissable qui unit la mère tout au long de sa vie à son enfant, de qui nul n’aurait pu ôter la nature éternelle, et qu’elle s’attendait sincèrement à disparaître après lui ? Ce que nous croyons posséder nous possède ! L’emprise subtile… Elle nous surprend et nous déroute là où l’on ne l’attendait pas.
Le passé n’est jamais derrière nous…
Le passé est la racine du présent et charpente de l’avenir, la rupture avec le passé par la courte durée la vie de nos enfants nous déracine dans ce monde chaotique sur cette maudite terre !
Depuis, La nuit passe longue et morose entre deux insomnies, tu t’endormiras !!! et tu te réveilleras !!! Quand viendra le matin et qu’il faudra replonger dans les réalités de la vie quotidienne, tout à coup complètement réveillé, le cauchemar s’efforça de suivre… se préparant à perdre par sa propre folie, qu’on n’avait pas fait allusion au désastre… Ou on n’a pas vu une belle tempête dévastatrice à l’horizon !!! Et même parfois l’instinct animal prendra le dessus et n’a pour fruits que la destruction de la personne et la souffrance de ce destin impitoyable !
Notre vie familiale ou même sociale, va soudain se déstructurer,
se trouver au centre d’une espèce de tourbillon et cela perdura le reste de la vie ! Plus on avance plus on recule ! Au rythme des jours qui passent, nous découvrons la véritable dimension du désastre ! Cette terrible réalité dépasse l’imagination la plus sombre.
Nos temps agités, parfois un brin de cynisme, et souvent avec un sens d’autodestruction, ni solution, ni perspective, en vue, nous réfugions dans notre bulle, bien à l’abri des secousses extérieures ! Car nous avons du mal à nous retenir de dire tout haut ce que nous pensons tout bas. Et cette nervosité rejaillit sur notre comportement : la colère, l’agressivité et l’irritabilité sont l’antidote du malaise,
d’autant plus que les proches ont du mal à comprendre le bien-fondé de notre agressivité. Dans de telles circonstances, on risque de tout envoyer bouler alors que personne ne s’y attend ! Ils disparaissent de notre vie ! Ce qui apportera inévitablement un isolement et une solitude horribles ! Donc on est socialement mort. Certains croient nous aider mais souvent passent à côté ! Ils nous disent : aujourd’hui il fait mauvais, mais demain il fera beau, alors, de quel demain parlent-ils ? D’autres nous demandent l’impossible ! Si vous voulez rester dans la course il faut oublier inoubliable. Sous de tels auspices, il faut avoir une bonne et solide colonne vertébrale pour rester debout, et sacrément ramer à contre-courant !Gros bisous, nous t'aimons très fort et Frédéric est dans nos coeur de Maman.
Lili la Maman d'Atta

souvenir de notre petit Jason , décédé le 6 juin 2000 à l'age de 8 ans.
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Mon Denis aurais-tu 20ans le 30 juillet 2005, il est parti alors qu'il espérait tout de la vie le 12 Mai 1999 : il allait avoir 14ans! Denis était un passionné de sport il aimait le foot plus que tout, Denis jouait sur un terrain de foot dans un village de Charente-maritime ou nous étions juste arrivés le matin même pour passer le WE de l'ascension chez ma Mère! il est parti vers 14h son papa devait aller le rejoindre une demie heure après! Quand mon mari est arrivé , et qu'il a vue les pompiers, les gendarmes le SAMU il a courut les gendarmes lui on dit "vos papiers" pour jouer sur le stade avec son fils il ne les avait pas ! il les a repoussé et là! il a vue Denis dans l'ambulance prêt a partir pour l'hôpital de La Rochelle le médecin a dit c'est très grave il faut faire très vite ! Michel ne comprenait rien alors les gendarmes ont daigné lui expliquer que les buts de foot qui n'étaient pas fixés au sol ni même a la main courante, ce que la loi du 04/06/1996 interdit, avait basculé sur Denis lui écrasant la poitrine, ce qui a entraîné un arrêt du coeur et l'éclatement des poumons ! les médecins ont pu refaire partir le coeur mais l'hémorragie était tellement massive qu'ils n'ont pas pu tenter une opération, sa tension artérielle était bien trop basse! Denis nous a quitté sans avoir reprit connaissance a 20h 30!
Nous avons déposé plainte! il est ordonné par le tribunal une autopsie! on nous dira seulement "on vous téléphonera quand on vous rendra votre fils! " en 1er il est ordonné de rechercher DROGUE ET ALCOOL!
MAIS RIEN NE SERA TROUVE DANS LE SANG DE DENIS! il allait avoir 14ans et a mes yeux on essayait de salir mon Petit , car le 1er inculpé par la justice c'est le représentant de l'ordre dans un village donc le MAIRE et là ça fait DESORDRE!
14 mois après le décès de DENIS une loi protégeant les maires de France est voté ;le 10Juillet 2000. Elle dit que pour que le Maire soit responsable il faut avoir eu l'intention de donner la mort!
Donc verdict après 4 procès pour rien pas de Coupable une commune responsable a 90% , Nous et DENIS responsable à 10% pour avoir laisser notre fils jouer seul sur ce stade! la Justice dira "c'est une erreur"!
Moi sa Maman, oui je me sens , je suis coupable de l'avoir emmener dans ce maudit village ou personne ne lui a jamais déposé une fleur!
Mon DENIS chaque jour je te demande pardon mais c'est trop tard toi qui aimait tellement cette vie comme je voudrais t'offrir la mienne! je t'aime tu me manques
Ta maman
http://pourmondenis.site.voila.fr
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« La
politique est un art d’empêcher les gens de se mêler
Pour maintenir éveillés les acteurs
politiques et les ramener à la réalité, fallait-il un massacre de ces enfants
ou faire la justice soi-même pour se rendre compte de l’ampleur du désastre que
subissent les victimes de la route ?
C’est
triste car cela suscite des réactions plus dures. En fait, ils reconnaissent à
mot feutré l’absence de justice dans la criminalité routière. Ils ont
reconnu que la démocratie dictatoriale avait des conséquences inattendues !
Les élus disent qu’ils doivent changer les lois en fonction de la réalité
de la société moderne. Ont-ils vraiment le désir de changer ?
Ce ne sera pas facile, car l’habitude
du « laisser-faire » et l’immobilisme sont ancrés dans leurs
esprits ! Chacun est sensé savoir que tout édifice bâti sur un sol
instable est voué à la destruction. Finalement, les innocents subiront les
conséquences passives qui découleront de cette polarisation. Nous demandons le
droit à la vie selon la loi naturelle humaine pour nos enfants, ils ont pris la
nôtre avec…
Il ne faut pas se faire d’illusions.
Car je voudrais que vous vous gardiez de croire, en dépit
du silence des médias, que ce drame aujourd’hui n’est pas résolu. L’application du code pénal en matière de délinquance
routière n’est pas pour demain. En attendant, la situation dégénère le
massacre continue chaque jour de l’année en toute impunité... Leur
objectif, ce n’est pas de résoudre les problèmes, mais de faire durer élection
en élection, un moyen de chantage électoral pour les naïfs citoyens que nous
sommes !
Les
magistrats sont en première ligne de l’effraction de la loi, par l’inaction
de la justice, la non-instruction et la non-poursuite des criminels, cela
s’appelle délit de justice !
Est-il
nécessaire rappeler aux magistrats les textes et la bonne pratique de la loi
qui s’y réfère en matière de délinquance routière ? Ils ont une
conscience anesthésiée et un
comportement irrationnel et inadapté par
rapport à la réalité de la souffrance des victimes qui demandent justice…
Il faut comprendre qu’aucune décision de justice ne peut effacer la douleur
des familles touchées par cet horrible drame, mais, ce n’est qu’un
pansement sur une plaie béante qui ne se refermera jamais. Cela ne guérira pas
mais cela soulage…
Il faut
mettre fin au pouvoir dictatorial des magistrats dits « indépendants »,
ils ne sont pas représentatifs en tant que tels ! et n’ont donc plus
aucune légitimité.
Une nouvelle constitution est nécessaire
pour ne pas continuer à vivre sous la loi de la jungle,
qui se trouve en décalage
avec la réalité des temps modernes, afin de permettre une avancée réelle de
la démocratie telle que définie dans
le dictionnaire.
C’est
l’essence de la Démocratie que la justice soit indépendante.
Mais
sont-ils assez
matures pour prendre le
destin des citoyens
en main ?
Lili, maman d'Atta pour Joël, le papa de Benjamin
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Hommage à mon grand frère Arnaud ... décédé trop jeune
Tu avais 17 ans, une petite amie et tu étais prêt à te fiancer,
un apprentissage en pâtisserie !
Tous les soirs, j'avais droit à une histoire que tu me racontais pour
dormir. Ce soir là, c'était le 12 décembre, maman avait déjà acheté
tous nos cadeaux de Noël. On ne savait pas où ils étaient cachés pour
une fois !
Ce soir là, tu ne m'as pas lu d'histoires, mais j'avais quand même
droit a des blagues... Tu t'es levé très tôt car c'était samedi
matin et tu commençais a 4h30.
Tu es monté sur ton scooter et as pris la route, tu la connaissais car ce n'est que 2 villages à
côté de chez nous,
Le téléphone sonne à la maison, ce qui me réveille, j'entends
tout de la conversation et je comprends vite que tu as eu un accident de
la route !
Au téléphone, les gendarmes ont dit "ce n'est pas grave"
mais maman et papa décident quand même de venir sur les lieux de
l'accident.
Moi, tout de suite, je me suis levée et j'ai réveillé notre
autre frère, je lui ai dit : "Arnaud a eu un accident, j'en suis
sure, c'est grave!"
Jonathan m'a dit d'aller me recoucher, que ce n'était sans doute qu'un
pied cassé ! Lorsque mes parents sont revenus, j'avais compris, moi qui
avais pressenti qu'il y avait quelque chose de grave !
Papa était effondré, il m' a prise sur ses genoux et m'a dit "c'est
fini" !
Ces mots résonnent encore maintenant dans ma tête.
Je suis montée le dire à Jonathan qui était choqué...
Je me suis enfermée dans ma chambre.
Toi et moi, on était toujours ensemble, liés comme les doigts
de la main ...
Le jour de l'enterrement, tu étais dans ce cercueil devant moi, j'étais
si jeune, j'avais 11 ans, je me retenais de pleurer ... L'église était
pleine : il y avait plus de 2000 personnes ! Tout ton lycée était
venu.
Je me suis avancée devant toi et j'ai dit ces quelque mots :
"On a toujours tout fait ensemble, toi mon grand frère, tu va me manquer
plus que tout, jamais je ne t'oublierai, je t'aime et t'aimerai toujours". En disant ces mots, j'ai fondu en larmes devant
tous le monde. Ensuite, j'ai déposé une rose blanche sur toi et j'ai
embrassé le cercueil.
Je ne suis plus allée en cours pendant 1 mois, j'ai fait des
dépressions !
Aujourd'hui, cela fait 8 ans que nous sommes en procédure judiciaire, car
le chauffard qui t'a renversé dit ne pas t'avoir vu !
L'accident s'est produit ainsi :
Tu sortais d'une priorité et le chauffard est venu droit sur toi en
frontal !
Il est venu de ton côté de la route et ose dire qu'il ne t'a pas vu, sauf au dernier moment
où ton corps a percuté le pare-brise !
Tu as été emporté a 5 mètres de ton scooter!; il y avait 36 mètres de
freinage de la voiture (et il dit qu'il ne t'a pas vu !). Ensuite, le conducteur du véhicule est descendu avec ses passagers
(ils étaient 4) et ils ont marché vers la gendarmerie la plus proche
au lieu de te venir en aide ou d'aller sonner chez des gens ! Ils t'on
laissé seul avec ta douleur !
Ensuite, tu as perdu connaissance et les pompiers ont essayé de refaire
battre ton coeur pendant 3 heures,. ils te faisaient des massages cardiaques
mais rien !
Le chauffard ? Les gendarmes l'on ramené chez lui sans lui avoir
fait de prise de sang, ce qui est obligatoire lorsqu'il y a un mort.
Nous avions 2 experts différents qui ont dit que le chauffard roulait
à plus de 100 km/h !!!
Voilà mon histoire, J'ai perdu ce que j'avais de plus cher dans ce monde. jamais je ne pourrai me pardonner de ne pas t'avoir dit "JE T AIME", jamais je ne t'oublierai, tu seras toujours dans mon coeur, saches que tu me manques terriblement, j'ai fait une tentative de suicide car je n'arrive pas à faire le deuil.
Je voudrais que justice soit fait, mais la France n'est bonne a rien ! 8
ans que nous nous battons avec toute les preuves de notre côté mais en
vain !
Si les personnes de la voiture lisent ceci, qu'ils sachent que
jamais je ne leur souhaite de me croiser quelque part, car ces
chauffard méritent la peine de mort et de souffrir autant qu'ils ont
fait souffrir mon frère ! Je vous maudis d'avoir brisé ma vie !
A toi Arnaud,
ta soeur qui t'aimera toujours
Aurélie 17 ans
|
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«
Recevoir une âme que l’on doit accompagner est le plus grand rôle d’un père
où d’une mère ».
Aujourd'hui 5 juillet mon fils aurait eu 18 ans. Voilà 9 mois qu'il est parti
et ce matin j'ai été au cimetière lui amener une rose pour son
anniversaire.
Quelle fierté d’être l’accompagnateur d’une petite âme pleine
d’amour. Merci mon Dieu de cette confiance de m’avoir confié ce petit
ange.
Je garde dans mon cœur, tous ces moments passés en sa compagnie. Je garde
dans mon cœur, toutes ces joies lors de ces grands événements.
Ces premiers pas, ces premiers tours en vélos, ces premiers copains, ces
premières bêtises, ces premiers coups de gueule, ces premiers amours.
Le bonheur existe. Je l’ai vécu pendant 17 ans sans m’en rendre compte.
Il a fallut que je le perde pour m’en rendre compte. Les futurs souvenirs se
sont arrêtés et maintenant, je dois comprendre que l’on m’a permis de
vivre ces moments avec lui.
Pourquoi ? Pourquoi deux êtres qui s’aiment doivent être séparées ? Pour
se retrouver ?
Il me reste aujourd’hui le droit d’espérer son bonheur ailleurs que sur
cette terre. Ailleurs qu’à côté de moi, ailleurs que dans notre vie. Il
me reste à accepter que Dieu m’a confié un enfant et que je n’en étais
pas propriétaire et que son destin ne m’appartenait pas non plus. Il me
reste à remercier pour ces moments de bonheur et comprendre que la vie
n’est rien d’autre qu’une étape pour ce préparer à quelque chose que
l’on n’arrive pas à concevoir avec notre esprit petit et modifié par nos
habitudes de grands malades d’un monde malade.
J’espère simplement que je pourrai te revoir quand je partirai de ce monde.
J’espère simplement que je pourrai te parler de n’importe quel façon.
J’espère seulement que tu es heureux.
Bon anniversaire, mon fils.
Pascal.(Suisse)
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Stéphanie Baginsky
Tuée par un chauffard ivre à l'âge de 17 ans le 05 juin 2005
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LES COMPAGNIES D’ASSURANCES
SONT INHUMAINES !
En mai 1972, Marie-Jeanne Cornet est victime d’un grave accident de la circulation.
A bord de la voiture se trouvaient ses trois fils.
L’un d’entre eux est décède.
Un autre ressort fortement handicapé.
La conductrice souffre elle-même d’importantes séquelles physiques et psychologiques.
Elles auront d’irréparables conséquences sur sa vie professionnelle et privées.
Six ans plus tard, la justice reconnaît que Mme Cornet était en droit.
En 1993, soit vingt et un an après les faits ( !), la compagnie d’assurances de la partie adverse – un camionneur – est condamnée à 2.276.349 francs belges de dommages et intérêts.
L’année suivante, à la suite d’un recours en cassation de l’assureur, suivi d’un nouveau jugement, les indemnités définitives sont fixées à 1.826.349 francs.
Dans l’intervalle, la famille Cornet avait reçu des provisions à hauteur de 2.000.000 de francs belges.
Un trop perçu de 173.651 francs ? Trop simple !
En ce mois de mars 2005, près de trente-trois ans après l’accident ( !) , et au bout d’une interminable procédure qui a savamment calculé des < intérêts judiciaires >, Gustave Cornet, le mari de Marie-Jeanne, a dû vendre une maison pour rembourser… un peu plus de 2.176.365 francs ( 53.950.67 euros ) à la compagnie d’assurances.
Incroyable mais – hélas – vrai.
· Pour vous, tout a basculé le 26 mai 1972…
· Gustave Cornet :
C’est en effet le jour le plus abominable de mon existence.
Jusqu’à cette date à marquer d’une pierre noire, ma famille était unie et heureuse.
J’étais comptable, ma femme était professeur de religion et sans être riche, nous ne manquions de rien.
Surtout notre couple était harmonieux et nous avions cinq enfants en pleine santé.
Marie-Paule, Marie-Hélène, Jean-Pierre, Jean-Luc et Jean-Jacques avaient respectivement 16, 13, 11, 10 et 4 ans…
En quelques instants, tout a basculé.
Dans l’après midi ce 26 mai, mon épouse devait se rendre à Bruxelles avec les trois garçons dans la perspective d’une visite chez le dentiste
Nous étions domiciliés à Haine-Saint-Paul.
Elle prend donc la route et à hauteur de Manage, son véhicule est violemment embouti par un camion de la brasserie des Alliés. ( il s’avèrera plus tard que ce véhicule était mal entretenu et qu’il avait reçu une carte rouge au contrôle technique ! )
La police m’a appelé sur mon lieu de travail.
Je me suis aussitôt rendu à l’endroit où l’accident s’était produit.
J’ai dû insister pour forcer le barrage de police.
Ma femme et mes enfants n’étaient déjà plus là.
Vu l’état de la voiture, j’avais les pires craintes.
J’étais paniqué.
Le monde s’écroulait sous mes pieds.
Repenser à ces moments, même plus de trente ans après, me glace encore le sang…
Me précédent sur sa moto, un policier m’a conduit jusqu’à l’hôpital.
J’y ai découvert ma compagne sur un brancard dans un état terrible à voir.
Elle avait plusieurs fractures, son visage était touché…
Mais ce n’était encore rien par rapport aux cris de douleurs de Jean-Luc, qui souffrait, lui aussi de plusieurs fractures.
Le pîre pour moi a été de constater l’état du plus petit, il était méconnaissable.
Jean-Jacques n’a survécu que trois jours à cette tragédie.
· Qui en était responsable ?
Très clairement, le conducteur du camion, qui avait défoncé la voiture de ma femme.
D’ailleurs, sa compagnie d’assurances m’a très rapidement proposé une transaction amiable.
Je l’ai refusée, estimant que c’était à la justice d’évaluer le préjudice que nous avions subi.
Je continue d’ailleurs de croire que dans de telles circonstances, il est dangereux d’accepter trop vite un accord pour solde de tout compte avec une compagnie.
Les séquelles d’un accident aussi grave peuvent avoir des conséquences sur un long termes, et on ne peut donc que très difficilement prévoir les frais auxquels on sera exposé…
C’est en tout cas ce que je pense d’une manière générale, car dans mon cas particulier, la justice aura finalement fait plus de dégâts que de réparations !
· Si la partie adverse reconnaissait sa responsabilité, le débat n’était pourtant pas compliqué…
C’était ce que je pensais aussi.
Mais à partir du moment où l’affaire a emprunté la voie des tribunaux, tout est devenu plus difficile.
La partie adverse s’est alors montrée sous un visage très procédurier.
Je vous épargne les détails, comme les innombrables reports d’audience et la très longue attente de certains rapports d’experts, mais il faudra attendre le 21 mars 1978 pour que la cour d’appel de Mons détermine enfin, de manière définitive, que ma femme était parfaitement dans son droit lors de l’accident.
C’est alors seulement qu’a pu commencer un combat encore plus long pour chiffrer le préjudice encouru par notre famille, il vient d’ailleurs seulement de connaître son issue judiciaire…
· Mais les faits datent d’il y a trente-trois ans !
C’est ainsi.
En fait, c’est le 9 décembre 1993 que la cour d’appel de Mons décidait que nous devions recevoir des dommages et intérêts à concurrence de 2.276.349 francs belges.
Vu tout ce que nous avions subi et les conséquences irréparables de l’accident sur le plan moral, physique et financier, nous trouvions que ce n’était pas très cher payé pour la compagnie d’assurances de la partie adverse.
Toutefois, nous nous contentions de cette décision, en nous disant qu’elle avait au moins le mérite de mettre un terme judiciaire à ce dossier qui, à ce moment, était déjà ouvert depuis vingt ans.
Malheureusement, ce v’était pas le point de vue de la compagnie d’assurances, qui s’est alors pourvue en cassation.
La partie adverse avait en effet remarqué que le juge de la cour d’appel de Mons avait commis une erreur dans son jugement : dans le décompte des indemnités, il nous attribuait indûment une somme de 450.000 francs, que nous n’avions pas demandée.
Un an plus tard, cette partie du jugement a été cassée et, le 26 février 1997, une nouvelle décision de la cour d’appel a fixé le montant définitif des indemnités à 2.276.349 moins 450.000 francs, soit 1.826.349 francs.
· Et donc vous avez reçu cette somme ?
Ce n’est pas si simple !
En mars 1977, avril 1981 et mai 1982,la partie adverse nous avait versé des provisions sur indemnités à concurrence d’un montant total de 2.000.000 de francs.
Ce montant avait été estimé sur base d’expertises qui établissaient que mon épouse devait déplorer un taux d’invalidité de 42 %.
Cette rentrée a été bien utile pour les frais médicaux, inéluctables depuis.
Mais elle ne compensera jamais q’une mineure partie de manque à gagner causé par l’accident.
Mon épouse a dû prendre de nombreux congés de maladie et elle a finalement été amenée à interrompre prématurément sa carrière professionnelle : elle n’avait plus la force physique et psychologique nécessaire …
Nous, on pensait que la compagnie d’assurances avait fait un geste, dans la mesure où la responsabilité de son client ne faisait aucun doute.
Mais, plus tard, on comprendra qu’elle avait fait un très bon placement financier.
· Que voulez-vous dire par là ?
Après la décision du 26 février 1997, j’ai fait un rapide calcul.
Nous avions reçu 2.000.000 de francs, or in fine, la somme due était de 1.826.349 francs.
Il y avait donc un trop perçu de 173.651 francs.
Pourtant, ce n’est pas cette somme là que la compagnie d’assurances nous a alors réclamé, mais plus de 1.500.00 francs belges !
Nous avons contesté et une nouvelle bagarre juridique s’ensuivit, qui vient seulement de se terminer, il y a quelques semaines, devant la cour d’appel de Mons …
Et la justice a donné raison à la compagnie d’assurances !
En finale, je vais devoir lui restituer l’équivalent en euros de 2.176.635 francs !
C’est plus cher que ce que j’ai reçu.
Et comme je ne dispose pas de capital, j’ai dû vendre le chalet où j’habitait auparavant.
· Par quel calcul savant en est-on arrivé là ?
Le tribunal estime qu’à la date du 9 décembre 1993, j’avais droit à 1.826.349 francs et que cette somme devait être augmentée de 1.215.941 francs d’intérêts judiciaires, puisque la procédure a duré de nombreuses années.
Ce qui fait au total de 3.042.290 francs.
Mais dans le même temps, la cour applique aussi ce raisonnement pour les 2.000.000 de francs reçu comme provision.
Elle estime qu’à la même date du 9 décembre 1993, ces provisions ont produit des intérêts à concurrence de 2.493.978 francs.
Traduction : pour la justice, nous n’avons pas obtenu 2.000.000, mais 4.493.978 francs !
Nous devons donc 1.451.688 francs à la compagnie, somme qui doit elle-même encore être augmentée d’intérêts à compter d’une mise en demeure qui nous avait été signifiée en 1999.
Bref, on arrive à plus de deux millions de francs.
· La morale dans tout ça ?
Nous avons fait le bilan de l’accident et de ses conséquences.
Un enfant mort.
Un autre qui est gravement handicapé à vie : des suites de sa fracture du bassin, Jean-Luc marche comme un canard.
Il ne peut pas porter plus de cinq kilos.
Ma femme, qui ne voit plus que d’un œil, a perdu son emploi.
Elle se déplace avec beaucoup de difficultés et elle n’a même plus la force de faire son ménage.
Et cela, sans compter les terribles problèmes psychologiques qui ont touchés tous les membres de la famille.
Mon épouse a d’ailleurs pensé, à certains moments, qu’il était préférable pour elle d’en finir avec la vie.
Il y avait aussi tout le poids de cette longue procédure judiciaire, les frais d’avocats, les frais médicaux.
La seule chose qu’on n’a pas pu nous prendre , c’est notre dignité
![]()
Quand
les assassins de la route seront-ils emprisonnés ?
Demain,
dans un mois, dans dix ans, comment encore avoir envie d’être heureuse ?
Ces mots sont à jamais rayés de ma vie.
Comment
est-il possible qu’ils ignorent ce qu’ils ont fait à notre enfant ?
Combien
de fois faut-il se le redire pour croire
à cette terrible réalité ? Il était vivant et il n’est plus, nul ne
peut pardonner un tel acte criminel.
Tandis
que ces criminels vivent paisiblement avec leur enfant, nous, nous pleurons le
non-retour du nôtre.
Il
y a des jours, je me réveille et me dis, « tu as fait un cauchemar »,
mais la réalité est bien là.
La
lâcheté semble l’emporter sur un courage qui leur fait défaut.
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Sarah, victime Innocente de la route
Le jour le plus douloureux de toute ma vie
Mardi soir 3 février, il était minuit environ, j’étais déjà au lit mais ma porte n’était pas fermée. Sarah était au téléphone avec son ami qu’elle venait de tomber amoureuse. Un téléphone qui a duré, 2 heures peut être (ils avaient tant de choses à se dire). Ils parlaient de tout et de rien ; bien sur j’entendais ce que disait Sarah. Elle parlait de sa vie professionnelle, de la danse avec tant de passion. Elle disait que si un jour elle devenait riche et célèbre, elle voudrait avec cet argent, aider la ou il y avait à aider. Qu’il y avait trop de misère dans ce monde et qu’il y avait tant à faire. Ils sont passés par plusieurs sujets et même celui de la mort. Sarah aurait aimé donner ses organes et a parlé de se faire incinérer. Bref, une discussion comme n’importe quels adolescents bien l’un avec l’autre peuvent en avoir.
Le mercredi matin, il m’était impossible de me lever de mon lit, j’avais une douleur atroce dans le dos et je devais rester allongée sur le dos en attendant SOS médecin. Dans la journée à trois reprises le docteur est venu et rien n’y faisait. La douleur devenait impossible et on m’a transporté aux urgences de l’hôpital cantonal dans la soirée. Après plusieurs heures d’analyses et d’attente aussi j’ai enfin trouvé la chambre vers minuit. Mais je n’arrivais pas à dormir de la nuit car la douleur était toujours aussi forte malgré les nombreux médicaments. J’avais un déplacement au niveau des cervicales. Chose qui peut arriver en dormant en faisant un faux mouvement. Le soir d’avant j’étais en pleine forme. Je n’avais jamais été hospitalisée de toute ma vie, à part pour mettre mes 2 enfants au monde. Le lendemain soir, afin vers 23 heures j’ai trouvé un sommeil profond grâce à la morphine.
Vers 3h du matin on m’a réveillé, 4 médecins à coté de moi me demandant si j’étais bien Madame Stragiotti et la maman de Sarah. J’ai affirmée. Ils m’ont demandé de les suivre, je ne pouvais pas. Ils ont pousse mon lit dans une chambre privée et la tout en se regardant un long moment, comme pour gagner du temps …. « Votre fille a eu un accident » D’un coup, j’étais bien réveillée et leur demandais « qu’est-ce qu’elle a ? …. Silence encore et un docteur enfin me dit : «On a fait tout ce qu’on a pu »
J’avais compris et ce que qu’on venait me dire était comme une bombe. Je me suis mis à hurler « Mon Dieu NONNNN …. Pas elle !!!!! » me tordant dans tous les sens, mon dos, la douleur, et cette bombe …..
La morphine à « dose de cheval » m’a calmé. Je ne me souviens que de peu de choses du reste de cette nuit et de la journée qui ont suivies. Un policier m’avait demandé si on pouvait avertir mon fils à la maison. J’ai dit non surtout pas ! Il est seul à la maison car son papa travaille de nuit et ne rentre que vers 7h du matin, il sera assez tôt à ce moment la. Dans la matinée je me suis trouvée devant Sarah. Je ne sais pas comment je suis arrivée là, ni comment était cette pièce… encore cet effet de drogue … mais j’ai si bien en souvenir son visage d’ange qui dormait paisiblement. Sans mots, juste une main sur son front, j’ai pu lui dire au revoir.
C’était le vendredi 6 février ! Une date que jamais je n’oublierai ! J’ai perdu une partie de moi même.
La Cérémonie religieuse
Le samedi 7 février je suis sortie de l’hôpital vers midi. Ils ne m’ont rien trouvé, juste ce faux mouvement qui a enflammé tout mon dos et le bras droit. Pourquoi est-ce arrivé juste à ce moment là ? Pourquoi ce fameux jeudi soir ne pouvais-je pas être avec elle comme tous les soirs depuis ces 2 ans où je la conduisais ? Pourquoi le conducteur du scooter ne l’a t’il pas vue ? La rue était déserte et si large, si bien éclairée. Sarah était sur ce passage à piétons à un mètre cinquante du trottoir, il aurait suffit d’une seconde de plus et elle aurait été à l’abri ! Le destin ? Il a voulu, que ce soir là, elle soit seule dans la rue. Serait ce celà la seule explication ? Toutes ces questions resteront à jamais gravées en moi.
La date de la cérémonie était fixée le mercredi 11 février. J’étais contente d’avoir tous ces médicaments pour, d’un coté me soulager de la douleur au dos qui était toujours aussi insupportable et de l’autre avoir les tranquillisants pour faire face aux nombreux coups de téléphone et visites chez moi. Ca n’arrêtait pas car les médias avaient fait la une et beaucoup de Romands et tous les Genevois en avaient entendu parler. Ils étaient tous sous le choc. Sarah avait beaucoup d’amis, de connaissances, beaucoup d'admirateurs. Fleurs, photos et messages personnels s'amoncellent sur le lieu du drame à l'angle du boulevard Georges-Favon et de la rue du Stand. Le dimanche, une marche en blanc est organisée par ses amis.
Le mercredi 11 février, dès tôt le matin, la famille est arrivée petit à petit. Il fallait expliquer encore et encore ce qui était arrivé, personne ne voulait y croire. C’était une journée de stress terrible mais heureusement, j’avais mes médicaments. Vers midi nous nous sommes tous rendus sur le lieu de l'accident, la famille avait envie de voir tous ces messages de témoignages et cet immense tas de fleurs. Le temps a passé vite et il était l’heure de se rendre à l’église pour quinze heures au centre ville. J’ai bien vu que l’église était déjà bondée, car nous sommes arrivés à la dernière limite. Je suis entrée par une petite porte de coté comme « une zombie » et j’ai pris place à coté de mon fils et de mon mari au premier rang.
Je crois que j’étais là sans y être. En face de moi, l’autel avec le cercueil de Sarah et autour, de nombreuses couronnes et gerbes. La messe était sous l'égide de l'abbé Gérard Barone, l'ancien aumônier de l'Hôpital cantonal. Un homme extraordinaire qui est un ami de longue date et qui a aussi célébré notre mariage et les deux baptêmes des enfants. Il a débuté la messe par un verset du coran car il a vu qu’avec les chrétiens, beaucoup de musulmans et beaucoup de juifs avaient en effet répondu présent. Sarah, aux diverses facettes mêlait plusieurs cultures. Il nous parlait d’elle comme si elle était présente parmi nous, ce que j’avais senti dès que j’avais passé la porte de l’église. Et je n’étais pas la seule ! Beaucoup de gens me témoigneront pareil plus tard. Gerard Barone nous disait que nous étions là un peu comme "un œil qui pleure et l’autre qui rit. Sarah aurait surement aimé qu'en sortant d'ici vous fassiez la fête" Il avait raison !! C'était tout à fait elle ça !! Ils sont tous arrivés en pleurant et à peine la cérémonie avait-elle débutée qu’ils étaient moins tristes.
Une amie à Sarah s’est mise au micro et a lu le poème que Sarah avait écrit "Une Lueur d’Espoir". Sarah avait rédigé ce poème prémonitoire le 14 octobre 2003. C'est Yannick, son petit frère de 17 ans, qui a mis la main dessus. Le poème était contenu, avec plusieurs autres, dans un porte-documents rangé dans la chambre de sa soeur. "Incroyable ce qu'elle était secrète, Sarah... Mais où elle a été chercher tous ces mots?" Ce fut le premier motif de stupéfaction face au souvenir d'une soeur de 19 ans qui s'exprimait avec des termes simples, directs, contemporains. A la lecture d'Une Lueur d'espoir, toute l’église a été sidérée. On aurait dit qu'elle racontait son départ et on trouvait dans ce poème comme un brin de réconfort.
Plus tard, le curé a laissé libre cours à la cérémonie car beaucoup de jeunes avaient préparé des poèmes et des chants. C’était si émouvant ! Magique même ! En même temps la foule étaient priée de bien vouloir déposer ses fleurs en silence vers le cercueil et par centaines les gens ont défilé et défilé. Il y avait (on me l’a dit plus tard) plus de 2'500 personnes de tout age, toutes couches sociales et de toutes religions.
Pendant que le cercueil était porté vers la porte de sortie tout le mode s’est mis à applaudir, comme pour applaudir le dernier spectacle à Sarah. On aurait dit que c’était elle qui avait dirigé sa propre cérémonie. Une cérémonie qui dégageait tant d’amour et de paix. Nous sommes sortis derrière elle et une autre foule nous attendait dehors, une foule qui n’avait malheureusement plus de place à l’intérieur, mais qui tenait à rester là, à nous attendre dans le froid. Les gens se sont empressés de nous embrasser et de nous souhaiter leurs condoléances et cela environ trois heures durant.
C’était le 11 février 2004. Sarah a encore fait là un geste que je pense personne n'oubliera jamais.
Yvette, la maman de Sarah (Suisse)
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Un témoignage bouleversant des parents de Christophe où toutes les familles de victimes de la route se reconnaîtrons.
-En effet, une des deux personnes se trouvant sur le seuil de la porte, me demande si je suis bien M. D’Amario.
*Je réponds oui.
-Etes-vous le papa de Christophe ?
*Angoissé, je réponds oui.
-Il a eu un accident.
*Je réponds directement, il est mort.
-Les deux personnes acquiescent de la tête, oui.
-Je cours vers la cuisine en criant, non!!!!!Christophe et je m’effondre assis contre le frigo et la porte de la salle de bain. Je n’ai pas pu le dire à ma femme. Elle est perdue et ne réalise pas ce qui se passe. Les deux personnes lui disent alors ce qu’il s’est passé. Ma femme tourne en rond, elle hurle tout comme sa sœur. Ma femme ne comprend toujours pas qu’il soit pas mort.
tâchez de garder le souvenir de son visage vivant. Nous n’avons donc pas été invité à revoir notre fils. Pour nous, cela représente déjà une victimisation : sans compter toutes celles qui vont suivre et qui suivront encore même après le procès. Nous n’y sommes pas encore.
« Puisque Christophe ne reviendra plus ».
Son départ nous a anéanti, nous sommes déjà dans
l’autre monde : « le monde des morts ».
-Démotivation, négligence, la qualité de la vie est devenue futile et dérisoire.
-Nous sommes en rupture avec la société, puisqu’elle ne comprend pas que nous n’évoluons pas après 1, 2, 5, 10 ou même 20 ans. Ils ne peuvent pas comprendre que c’est notre enfant qui nous manque et même si physiquement cela ne transparaît pas. Nous sommes détruit mentalement et moralement.
-Et la Justice, ce sont des gens comme nous qui la payons grâce aux impôts perçus par l’Etat.
- C’est « LA FATALITE » ou « LA DESTINEE » diront les gens. Les « concours de circonstances » diront les autres.
- Et les parents des victimes, qu’est-ce qu’ils deviennent dans tout ça. Néanmoins, ils perdent leur enfant, ce qui représente une « victimisation primaire » et ensuite ils ont le parquet contre eux grâce au code Napoléon . Le Ministère Public tentera bien de faire punir le meurtrier, mais en vain. Les juges ne se mangent pas entre eux.
- Pas de prise en charge des autorités compétentes en ce qui concerne les circulaires et directives ministérielles pour les parents d’enfants victimes de la route, pas d’accompagnement psychologique. « Victimisation secondaire ».
- Des dossiers mal instruits, des fausses informations, des manquements, des négligences, des vraisemblances, des oublis et j’en passe. Tout ça pendant l’instruction. Voici la « victimisation tertiaire ».
- Et puis quand le verdict tombera, si la condamnation du meurtrier est inférieure à six mois et c’est souvent le cas, la peine ne sera pas appliquée. Et puis les prisons sont pleines.
- Au tribunal, le Président assisté du Substitut du Procureur du Roi et du Greffier, écoutera d’abord la plaidoirie de l’avocat de la défense, éventuellement il pourrait nous donner la parole (ce n’est pas une obligation). Ensuite il écoutera le Ministère public qui demandera une sanction (peine de prison la plupart du temps). Enfin, ce sera le tour de l’avocat du meurtrier qui évoquera tous les points de vue que j’ai énuméré à la page précédente, et qui défendra son client avec acharnement.
- N’oublions pas que le prévenu occupe la place principale dans ce tribunal.
- Il y a plus de considération envers le prévenu qu’envers la victime, puisqu’elle est absente du débat. Notre enfant n’est qu’un numéro de dossier.
- Nous le disons tout haut : « oui nous sommes pour les peines de prison lorsque le meurtrier est sous l’emprise de l’alcool, de drogue ou tout simplement irrespectueux du code de la route. Voir art. des droits de l’homme ».
- Les peines alternatives doivent être appliquées uniquement en prévention, c’est à dire lors d’un contrôle de police. A ce moment là, les mauvais conducteurs pourront (peut-être) prendre conscience du mal qu’ils auraient pu faire en cas de collision.
- Mais lorsque le mal est fait, c’est trop tard. Donc toutes les préventions possibles, qui sont développées depuis des décennies, n’auront servies à rien. Et nul n’est sensé ignorer la loi, ni les règles du code de la route. Dès lors la faute est lourde et est passible de peine de prison. A méditer.
-Infrastructure des routes
-Laisser construire des bolides alors que la vitesse maximum sur autoroute est de 120 km/h
-Transport par route au lieu de privilégié le transport par chemin de fer ou voie navigable.
-Cela réduirait fortement le trafic routier et du même coup le nombre de victimes sur les routes.
-Moteur débridé sur les petites mobylettes. Pas assez de contrôle.
-Tout est permis en Belgique, la démocratie et la liberté individuelle permet même de laisser tuer nos enfants sur la route et laisse le meurtrier libre de tout mouvement. Il a même droit à une deuxième chance de tuer.
-Tandis que nos enfants ne seront jamais réhabilités, même pas pendant le procès.
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Cindy
Les photos de la voiture de Cindy ne sont pas publiées afin de ne pas raviver la douleur des familles. Je l'ai ai vue. Un conseil : METTEZ VOTRE CEINTURE, CELA PEUT VOUS SAUVER LA VIE.
Nous sommes heureux que tu t'en sois sortie, Cindy.
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Hommage à un tout petit ange.



Valentin : 3 mois
A valentin
Donner pour
reprendre
Je t’ai
donné la vie
La vie
elle t’a repris
Trois long
mois à souffrir
Je n’ait
rien vu venir
Tu venais
de partir
Pour ce
long voyage
Où l’on
part sans bagages
Dans le
silence de la nuit
Apres tant
de souffrance
Maintenant
c’est fini
T’embrasser,
te bercer dans mes bras
Mais voila
ton petit monde ne veut pas encore de moi
Quand le
jour viendra pour moi
De me
tendre la main
Pour suivre
ton chemin
Est ces
petits sourires Que je garde en souvenir
Que ton âme
d’enfant
Repose en
paix
Dans ce
ciel étoilé
Je t’aime maman
Petite étoile de ma vie
Au fin fond de la nuit
Qui illumine ce monde
Si cruel, si immonde
Mes prières, et mes cris
Pour qu’un jour ce monde
Devienne bon et moins sombre
Tu me manque, je m’ennuie
Chaque jour qui passe
Sans toi, je me lasse
Peut être pas bientôt mais ce sera là haut
Ce jour peut bien venir
Je n’est pas peur de partir
Une étoile pour toujours
Te serrer dans mes bras
Et briller avec toi
Je
t’aime , 
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Les chauffards ne font pas que tuer
Le témoignage d'Isabelle
Bonjour,
Comme prévu je vous envoie donc le texte que j’ai écris. Merci aussi je crois que tout cela va me faire du bien, car pour le moment je sais que je n’oublierai jamais mais je ne sais pas comment je vais vivre avec ce poids.
C’est le 27 janvier 2000 que ma vie a basculé.
Un jour de la semaine, un jeudi plus précisément, je me suis levée pour aller travailler, j’étais déléguée médicale, donc la route je connaissais, je ne faisais que rouler pour aller d’un médecin à un autre, en revenant de ma dernière visite j’étais dans l’échangeur de Battice quand tout à commencé, il était environ 14h30, un automobiliste a commencé à jouer , il ralentissait, il accélerait, après l’échangeur j’ai essayé de le dépasser par la 3me bande de circulation mais il ne me laissait pas le dépasser, son petit jeu à durer jusqu’un peu avant la sortie 37 herve-melen et là il m’a regardé en riant et m’a coupé la route, par peur le réflexe a été de donner un coup de volant et je me suis retrouvée sur la berne centrale et la voiture s’est levée et a été arrêtée par le pylône électrique, sous le choc j’ai été éjectée de la voiture par la portière passager, (mais je suis sûr d’une chose c’est que j’avais ma ceinture car je n’aime pas l’autoroute de Verviers), je suis retombée sur la berne en arrière, j’ai été scalpée et eu la deuxième vertèbre cervicale cassée, le SMUR, revenant d’intervention est arrivé 30 secondes après, ma chance, ce qui m’a sauvé, j’ai été intubée et ventilée sur place, transportée au grand hôpital à Verviers, où j’étais entre la vie et la mort.
Mes parents ont appris la nouvelle par un ami de papa qui est pompier et qui était justement à la caserne de Herve, il a conduit mes parents à l’hôpital, et ils ont dû attendre car j’étais en salle, on me recousait le scalp, entre temps ma sœur est arrivée avec mon copain de l’époque(ça été fini en juillet 2000), et là le choc il fallait attendre, si je passais la nuit j’avais des chances de vivre, j’étais sous respirateur des tuyaux partout des drains dans la tête une minerve qui me descendait très bas dans le dos, et moi dans le coma entre la vie et la mort, puis les médecins ne savaient comment j’allais m’en sortir, tétraplégique et avoir perdu la tête, peut-être allais-je récupérer la tête enfin mes parents ont tout entendu.
Le lundi 31 janvier 2000 j’ai été transportée à l’hôpital de la citadelle car l’opération ne pouvait se faire à Verviers c’était trop important.
L’opération a eu lieu le 2 février 2000 et a duré près de 6h, on avait placé du matériel d’osthéosynthèse et une plaque de ciment acrylique pour soutenir les vertèbres, avant l’opération j’avais des calmants car j’avais un coma agité et comme je ne pouvais pas bouger, mais après l’opération ils ont arrêté les calmants, je ne me suis pas réveillée, mes parents croyaient que c’était un coma artificiel, et j’ai commencé à réagir une semaine plus tard pour ouvrir les yeux 17 jours plus tard.
Là c’est une autre isabelle qui est née et qu’il faudrait reconstruire.
Je ne comprenais pas ce que je faisais à l’hôpital et il fallait que mes parents agissent avec diplomatie, ils n’allaient pas me dire que ça faisait 17 jours que je dormais, donc ils ont agit en douceur, je ne comprenais pas pourquoi je ne pouvais pas marcher et petit à petit j’ai commencé à comprendre que ce que j’allais vivre allait être un calvaire.
Je me souviens le jour où j’ai pu sortir du lit, les médecins, mes parents autour de moi et là mes jambes n’ont pas supporté le poids de mon corps, je me suis dis que je ne marcherais jamais plus comme avant, 1 mois couchée les muscles c’est comme neige au soleil.
Puis je me suis vue dans le miroir, je n’avais aucune cicatrices dans le visage, un miracle, mes cheveux, ils avaient du les couper car il y avait trop de sang et c’était une source de microbes.
Intubée pendant un mois, quand ils ont retiré le tuyau les cordes vocales s’étaient soudées au tuyau donc ils les ont arrachées, donc il a fallu que je réapprenne à parler.
Début mars j’ai pu rentrer chez moi car maman ne travaillant plus il fallait qqun 24/24H avec moi.
Je ne savais rien faire, j’ai eu une diplopie à l’œil droit ce qui signifie que je ne savais pas lire car je voyais deux lignes et que je ne savais pas regarder la tv je voyais deux têtes.
C’est vrai que j’étais contente d’être chez moi mais dur, mais à chaque petites choses réalisées c’est comme un parcours du combattant, aller aux toilettes, aller manger, se laver car je ne pouvais pas le faire toute seule car j’avais des problèmes de tension, il fallait que je sois assise sur une chaise et maman à côté de moi, je ne pouvais pas prendre de bain car j’avais un escarre au pied et la plaie ne pouvait pas être mouillée jusqu’au jour où papa a confectionné qqchose pour ne pas que je mouille le pied mais que je puisse prendre un bain, ça je me souviens ça n’a pas été sans peine car il a fallu m’aider à rentrer et sortir de la baignoire, mais ça valait le coup.
La kiné venait tous les jours et l’infirmière aussi, car pas de week end pour soigner les plaies.
Réapprendre à manger, à boire, à parler et le plus dur marcher.
Personne à part ceux qui sont dans le cas ne peuvent se rendre compte que les petites choses de la vie de tous les jours sont pénibles, fatigantes et paraissent infranchissables.
Ensuite des petites boules sont apparues le long de ma cicatrice, analyse, verdict, microbe attrapé en salle d’opération, staphylocoque doré, quel beau nom pour une méchante bête, traitement de choc aux antibiotiques pendant 4 mois.
Mon copain ne comprenait pas, comment lui expliquer alors que je n’étais plus moi-même. Le caractère se forge depuis la naissance et moi du jour au lendemain je réagissais autrement, c’est là dans la douleur, la souffrance que l’on se sent seule même si la famille et amis sont présents, personne ne comprend, les gens ne savent pas, ils ne savent faire qu’une chose c’est s’imaginer.
Donc en fait la reconstitution est totale, morale, physique, psychologique.
Les médecins ne se sont jamais prononcé de savoir jusque quel stade je récupèrerai, alors j’ai demandé a être hospitalisée en centre de revalidation où je suis restée 6 semaines et suite à ça j’ai suivi une revalidation externe au CHU centre ville pendant 8 mois pour récupérer ma mémoire, mes réflexes, ma concentration, très fatiguée les médecins disaient que c’étaient les antibiotiques donc début juillet je les arrêtés et comme ça faisait 4 mois que je les prenais, il paraît que c’était suffisant, et non, fin juillet des petites boules sont revenues, la fatigue venait de là, le microbe n’était pas mort il avait couvé bien au chaud et s’est rebellé après l’arrêt des antibiotiques, opération (+-3h), le 3 août 2000 pour racler l’infection mais comme il n’avait pas trouvé l’abcès il était possible que l’infection revienne ce qui est arrivé le 15 août, comme les vertèbres étaient bien consolidées il fallait enlever le matériel pour trouver l’abcès, opération(+-5h) le 4 septembre 2000, l’abcès était derrière la plaque de ciment acrylique qu’ils avaient mis pour soutenir les vertèbres.
On dit toujours qu’il faut un an pour récupérer d’une anesthésie de 30min alors moi il m’en faudra 28.
La fatigue accumulée par les anesthésies, par la revalidation, je suis certaine que je n’ai toujours pas récupéré, je sais que ce ne sera jamais à 100%, ce combat est une guerre personnelle où je ne vois pas le bout.
La société ne prend pas en compte de « l’après accident » quel est le suivi ?
Je me suis battue pour être comme je suis aujourd’hui, mais rien ni personne dans la société actuelle vous encourage au contraire.
Quand j’ai pu recommencer à travailler je l’ai fait, sûr que ça n’a pas été facile tous les jours, mais j’ai mordu sur ma chique, et là des gens se sont mis a juger, la méchanceté fait son apparition, encore une étape de plus à surmonter.
L’expertise a commencé et là des examens, des examens, encore des examens, des gens qu’on ne voit qu’une fois juge toute votre vie, et puis les experts au nombre de 4, celui qui me défend, l’expert judiciaire, celui de l’assurance et celui du fond commun de garantie automobile, on vous traite comme une marchandise, on met votre parole en doute, et là je ne sais plus si ce que je fais est bien ou mal, mais je sais que je n’oublierai pas je vais devoir vivre avec mais je ne sais pas comment car je sais que je ne serai jamais plus comme avant, puis les séquelles et je vois déjà la mobilité diminuer après l’opération je tournais ma tête à 40° de chaque côté maintenant à gauche un petit 20° et à droite un petit 25°, personne ne sait dire l’évolution.
Voilà
comment la vie bascule à cause d’un imbécile qui ne sera jamais inquiété
par la justice.
Isabelle
![]()



Jean-Sébastien
Tu disais pas maman, mais "Hé man..."
Tu disais pas papa, mais "Hé pa..."
Tu disais pas Anne-Françoise, mais "Hé Anne..."
Tu disais pas Laetitia, mais "Hé Laeti..."
Merci Jean-Sébastien pour les bons moments que l'on a vécu ensemble.
Je l'oublirais jamais, tchao "mon ptit gars"
Ta famille
Un poème pour
toi ![]()
Pour mon fils
http://jean-sebastien.sausset.chez.tiscali.fr//js.htm
![]()



Jean-Sébastien Platon
Prêt de treize ans après son accident et sept ans après son
décès, je vous fait part des circonstances qui, à la suite de son accident,
ont conduit notre fils Jean-Sébastien à se suicider, et des interrogations que
les péripéties qui l'ont conduit à ce geste suscitent.

Son calvaire
A l'âge de 22 ans, le 30 juillet 1991 (il y a donc presque
treize ans !), en se rendant, en mission, sur son lieu de travail, une centrale
nucléaire de Normandie, notre fils a été victime d'un grave accident.
Les circonstances de la collision ont été rapidement établies et sa
responsabilité a été immédiatement écartée. L'auteur de l'accident a été
condamné, un an après, en novembre 1992 à ... 8 jours de prison avec sursis
et 2500 fr. d'amende.
Grièvement blessé (polytraumatisme : fractures du pied, des deux jambes, du
bassin, d'un bras, des cotes, de plusieurs dents, de la face), il a fait 17
jours de coma puis 5 mois de rééducation dans un centre de rééducation
fonctionnelle. Il s'est déplacé ensuite pendant 2 ans avec des cannes
anglaises. Il a également subit de nombreuses interventions chirurgicales
(greffes, retrait de matériels, etc.) et a été traité jusqu'à sa mort pour
la pose - inachevée- d'implants dentaires (il avait perdu dix neufs dents)
Pendant presque 6 ans les assurances successives du responsable de l'accident
(trois ! la dernière s'étant fait retirer tous ses agrément en juillet 2001;
c'est le Fond National de Garantie des Assurances qui nous est actuellement
opposé) et leurs conseils, en ne respectant ni leur déontologie, ni les lois,
ni les délais, ni la réglementation, l'ont soupçonné, harcelé, méprisé et
avili pour retarder et diminuer l'évaluation des indemnisations dues et pour
rechercher sans motif recevable et en vain une dissimulation d'antériorité
(c'est à dire : autres traumatismes, interventions chirurgicales, maladies,
etc., non déclarés), allant jusqu'à utiliser pendant un an (1995-1996) les
services d'un agent d'investigation de la lutte contre la fraude aux assurances
(agence ALFA).
Pendant ces six ans Jean-Sébastien s'est soumis à 26 convocations de contrôles
médicaux sans demander un seul report car on lui avait fait savoir qu'il ne
pouvait le faire sans motif valable indépendant de sa volonté. Aucun des 14 médecins
contrôleurs qui l'ont examiné n'ont les mêmes avis! Avis différents de ceux
de ses médecins traitants évidemment!
Dans le même temps ni la COTOREP -qui avait égaré son dossier-, ni la médecine
du travail -incapable d'estimer les conséquences de ses séquelles sur son
activité professionnelle-, n'ont su organiser sa réinsertion. Ces institutions
se révélant même être un obstacle à ses tentatives pour retrouver un emploi
: l'ANPE et les employeurs rencontrés demandaient le recours à ces deux
organismes pour lui faire faire une formation complémentaire ou obtenir des
subventions.
Bien que suffisamment rétabli pour envisager une la reprise d'une activité
professionnelle plus sédentaire (il intervenait, avant son accident, sur les
chantiers des têtes de réacteurs des centrales nucléaires implantées en
Europe), il a été contraint d'errer pendant plus de cinq ans sans autre but
que les contrôles et traitements médicaux, en attente des indemnisations et réinsertion
promises
Accusé de simulation, soupçonné de fraude, réduit à l'état de
"marchandise" (selon ses propres paroles), en très grande détresse
morale (huit tentatives de suicide), le dimanche 27 avril 1997 à l'âge de 28
ans, alors qu'il n'avait aucune perspective de réinsertion et qu'aucune offre
d'indemnisation ne lui était parvenue car l'instruction médicale de son
dossier n'était toujours pas close par les assurances, il se donnait la mort.
Les ajournements et délais interminables, les soupçons injustifiés, la
confusion et les contradictions des avis médicaux ainsi que la détresse
psychologique de notre fils aggravée par tels marchandages a contraint son médecin
conseil, quelques mois avant son suicide, a accepter que les experts juridiques,
réduisent (alors que ce n'était pas leurs missions !) de quatre fois (406
jours !) l'I.T.T. et de plus de la moitié (de 66% à 30% !) l'I.T.P. accordées
par les médecins conseil de l'assureur, ramènent de 23 à 0 (?) l'absence de
dents constatée par ces mêmes médecins et décrètent que "bien qu'il
n'y ait pas de preuve, [ils] ne peuvent admettre que les troubles du
comportement [(tentatives de suicide ?)] proviennent de l'accident". Ces présomptions
absurdes, ces rapports tendancieux et ces conclusions confuses, erronées,
discutables et imprécises ont conduit le Tribunal à prendre des décisions
imprécises, inadaptées et choquantes en première instance (en décembre 1999,
deux ans après sa mort).
Pire ! Ce harcèlement, ces soupçons injustifiés et toutes ces controverses étaient
inutiles car, pour une victime en accident du travail, le montant de la créance
due aux organismes sociaux -Sécurité Sociale entre autres- (donc déduite des
indemnités versées) est toujours supérieure aux montant des indemnisations établies
par les tribunaux (ce qui tempère beaucoup l'ardeur des avocats rémunérés au
pourcentage !). Seuls les souffrances endurées, les préjudices esthétiques et
quelques autres préjudices matériels parfois acceptés, échappent à ce
recours et sont accordés aux victimes - desquels il faut déduire les frais médicaux
non pris en charge, les honoraires d'avocats, de médecins conseils, d'experts
et frais de divers auxiliaires de justice -. (Nous avons découvert ces
"subtilités" à la lecture du jugement de 1 ère instance de décembre
1999, qui concluait entre autre, à la restitution d'une partie des provisions
versées !).
Alors qu'aucun obstacle lié à l'accident n'a entravé les investigations des
assureurs et de leurs conseils, des tribunaux et de leurs auxiliaires, et bien
que son décès ait interrompu toutes les discussions, aujourd'hui, prés de 13
ans après son accident, le montant de ses indemnisations (dont nous avons hérité
en tant qu'ayants droits dans le cadre de la "transmission du préjudice")
et des nôtres, ne sont toujours pas établies (audience du 11 décembre 2003
mise en délibéré jusqu'au 11 février 2004, douze ans et sept mois après
l'accident!). De toute façon ses préjudices ne pourront être correctement établis
ce jour là compte tenu des incohérences contenues dans les différents
rapports d'expertises (tels que : " il pouvait reprendre son activité
professionnelle " .... sur les chantiers des sites nucléaires en
combinaison type Mururoa, alors qu'il était atteint d'une diplopie et qu'il se
déplaçait avec des béquilles !, ou " la perte des dents à la mâchoire
supérieure était réglée " .... par la restauration -gratuite peut-être(?)-
de cinq dents, alors qu'il en avait perdu 19 !, etc.).
Le Conseil régional de l'Ordre des médecins, informé dés son décès, après
six nouvelles années de démarches et un simulacre d'audience en février 2003,
a rejeté, début juillet 2003, notre plainte sous le motif que de tels
comportements ne concernent pas leur Code de déontologie. Le Procureur de la République,
saisi immédiatement, vient de rejeter lui aussi, en décembre 2003, notre
demande d'appel de cette décision et le ministère de la santé n'a pas encore
répondu !
Les assureurs devant indemniser les victimes de dommages corporels, et les
"experts", leurs "complices", les organismes de réinsertion
et les services sociaux qui interviennent obligatoirement après un accident
sont bien mieux organisés que les "chauffards", mais leurs
comportements après un accident sont aussi criminels que ceux des délinquants
de la route (et pour eux, en toute impunité !).
Grâce à des années de lutte, le nombre d'accidents, de tués et de blessés
ne cesse de diminuer depuis 30 ans alors que le nombre d'usagers (donc de
cotisants - deux fois moins de morts pour quatre fois plus de véhicules en
circulation -) augmente régulièrement. Mais les cotisations obligatoires versées
aux assurances n'ont pas diminué, bien au contraire !. Il y a là une réalité
statistique et économique contradictoire que devrait analyser nos dirigeants.
De nombreuses associations m'affirment que le cas de Jean-Sébastien n'est pas
rare et la Direction du Trésor chargée du marché des assurances m'a écrit
que de tels "dysfonctionnements sont régulièrement relevés par les
victimes de dommages corporels". Cette façon de faire est donc courante
car rien dans les circonstances de son accident, dans ses blessures et dans sa
situation professionnelle et sociale n'était exceptionnel.
La fragilité financière des Compagnies d'assurance devant réparer les conséquences
de l'accident a poussé les responsables de son dossier à diminuer et retarder
au maximum l'évaluation de ses préjudices. La facilité avec laquelle ils y
sont parvenu prouve qu'ils connaissaient bien les méthodes à employer. Ces
procédés sont utilisés pour régler les "dossiers gênants" des
victimes qui en, très grande détresse, sont manipulées et déconsidérées
par ces organismes biens organisés pour pratiquer l'"abus de
faiblesse" jamais retenu par les tribunaux dans ces circonstances.
Les services juridiques des sociétés d'assurances ont depuis longtemps trouvé
les faiblesses de la loi de juillet 1985 (loi BADINTER) pour en contourner les règlements.
Ne me dites pas qu'il a été mal défendu ! Il est intolérable que de justes réparations
dans des délais raisonnables des préjudices des victimes soient liées à la
vigilance et la compétence de "défenseurs" (avocats et médecins de
recours) choisis au hasard dans le désarroi et l'accablement qui suivent un
accident.
Je ne demande pas à ce que l'on intervienne dans le dossier de mon fils. Je ne
convoite pas les indemnités qu'il devait recevoir. Cependant, je ne peux
admettre que l'on rejette mon témoignage sous prétexte qu'une instance
judiciaire est en cours (depuis plus de douze ans !) car c'est précisément ce
que je dénonce.
Je souhaite que soit constaté la mauvaise qualité de l'évaluation de ses préjudices,
le temps et les conditions mis pour la faire, l'instrumentalisation de la
justice pour retarder les indemnisations, l'absence de tentative de réinsertion,
l'impossibilité de faire constater les irrégularités commises et de les faire
réparer.
Il est largement temps que l'on me donne des explications à ces carences et que
l'on trouve des solutions pour épargner à d'autres victimes de telles
difficultés.
En juin 2003, la Fédération Française des Sociétés d'Assurances (F.F.S.A.)
et le Groupement des Mutuelles d'Assurances (G.M.A.) ont fait connaître des
engagements à caractère déontologique, et le Conseil National d'Aide aux
Victimes (C.N.A.V.), présidé par le Garde des Sceaux, a publié des rapports.
Ces documents sont ignorés de tous.
Une médiatisation de ceux-ci serait utile pour dénoncer les
"aberrations" qu'ils relèvent, dont plusieurs sont comparables à
celles que je signale, et aux solutions qu'ils proposent.
Oserez-vous prendre en compte et publier mon témoignage qui met en cause
l'agressivité et la malveillance des sociétés d'assurances et de leurs
conseils, l'incompétence des avocats et médecins de recours des victimes, la désinvolture
et la lâcheté des magistrats et de leurs auxiliaires, l'incurie des services
sociaux et le silence complice des autorités concernées et de tous les médias
?
Pour faire par de vos réactions au papa de
Jean-Sébastien : Platonj@aol.com
LA SUITE :
Sausset le 07 avril 2004
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Christophe et Elodie

Sa moto, Bijou du Bonheur
L'a projeté dans le monde du néant
Pour avoir croisé à quatorze heures
Un chauffard drogué au volant
Et s'en est allée dans la douleur
Sa dulcinée qu'il chérissait tant.
On vous adore ! Vous nous manquez !
Denise et Jean-Pierre
Gaëtane et Philippe
En surfant sur le net, nous avons découvert votre site très "poignant" .
Désemparée comme toute maman après un drame aussi cruel qu'un accident de la circulation routière, je vous adresse ce petit message, car après lecture, puisqu'il n'y a point de mots pour exprimer notre souffrance, ni même apporter quelque réconfort que ce soit, je peux simplement ajouter que nous avons des points communs.
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Marcel
Lettre de sa maman
Samedi 13 ocotbre 2001, Wemperhaardt. Il est 14H, l’accident se produit.C.H.L. Lasanbourg, il est 20h10, tout est fini, pour toi, pour moi.Ma vie s’écroule, comme un château de cartes.
Ce matin même, tu étais si joyeux, plein de vie. Tu es parti te balader en moto et ce fut la dernière fois, dans cette région que tu aimais tant, mais qui pour moi, à présent, n’est plus qu’un endroit pour me recueillir, près de la croix qui porte ton nom et que je fleuris régulièrement.
Cet endroit où ton cœur s’est arrêté de battre à 14h10, petit espoir, il repart !!
A 20h10, ton cœur s’est arrêté de battre pour toujours.
Mon cœur saigne, plus d’avenir, il n’y a plus de suite à ton, à mon histoire, tout est détruit à jamais.
Je lui laisse le bénéfice du doute, celui de l’humain en déroute faisant partie de cette société ou règne l’incapacité d’aimer son prochain comme lui-même.
Moi, je voudrais crier et dire pourquoi tu étais digne de ma fierté, tu étais le merveilleux cadeau arrivé dans ma vie, tu étais le fils que tant de familles voudraient avoir.
Tu avais le potentiel nécessaire pour faire une belle carrière. Tes prouesses sportives sur circuit faisait l’envie de tous tes amis. C’était ta seule passion et tu l’as vécue jusqu’au bout. Un jour, ce samedi 13 octobre 2001, j’ai senti le malaise et je n’ai pu retarder l’échéance, je dois me rendre à l’évidence que le prix de ta naissance se devait d’être très élevé, puisque tu m’as donné tant de bonheur.
Quant à toi, tu avais fait ton choix, pas celui de mourir, mais le choix des joies de la vie. Tu avais ton code d’éthique, croyant celui des autres identique.
Substituer la gratitude à la rancune et au désespoir, l’espérance de le retrouver un jour. Je suis lasse de souffrir et si souvent, j’ai envie d’en finir, le fardeau de mon chagrin est si lourd à porter, mon fils n’est pas loin, il est là pour me réconforter.
Toi, que je ne peux voir, ni embrasser.
Toi, que j’aimais plus que ma vie.
Que ta pensée à jamais m’envahisse
Pour la souffrance que je ressens.
Donne-moi le courage de marcher encore
Pour toi que j’aime
Pour toi que j’aime à jamais.
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Dominique de Laval (province de Québec -Canada) a perdu son unique fils dans l'accident de moto. Il avait 23 ans ! Il était sa joie, sa raison de vivre ! Comment survivre après .........?
Sébastien...
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Accident en Belgique le 9
août 1998 : 3 morts
Karen et Michaël sont tués sur le coup, Frédéric Jacob décèdera le 11 août
1998.
Le chauffard est indemne.
« Nous sommes plusieurs associations en Belgique à nous battre pour que les
peines changent. En effet nous estimons qu'un conducteur qui prend le volant en
ayant consommé des drogues ou de l'alcool est un délinquant de la route et que
cela doit être considéré comme un crime.
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Souffrance.

Oui, la souffrance à la perte d'un enfant est énorme et la douleur est très profonde. La consolation est difficile, nous sommes inconsolables. Dans la plupart des cas, notre entourage ne comprend pas très bien ce sentiment " inconsolable. " Il faut vivre la mort de notre enfant dans la douleur de notre chair pour comprendre. C'est pourquoi nous les parents qui avons perdu notre enfant nous nous comprenons si bien.
La mort d'un enfant, c'est la mort impossible, inacceptable. " Il n'est plus " sont des mots qu'on ne prononce pas et qui à nos yeux, ne pourraient exprimer qu'un mensonge. Cela, je pense que tous les parents frappés du même coup l'ont ressenti, mais pour l'immense majorité, c'est le souvenir qui aide à la résurrection : les morts sont de ce monde aussi longtemps qu'on les garde dans notre mémoire.
Un enfant perdu qui vit dans notre pensée quotidienne, et là seulement, c'est un peu comme si de nouveau, nous le portions en nous, mais cette fois pour ne jamais le mettre au monde. Il devient notre fantôme intérieur.
Personne ne survivrait à la disparition d'un être cher, un enfant surtout, si au fond de l'âme ne surgissait l'intuition très souvent fulgurante, que nous ne sommes pas totalement séparés. Sans l'assurance d'une "ré-union possible," l'arrachement serait intolérable.
Nous avons aussi l'intuition que notre enfant nous guide et dans notre douleur nous évoluons, notre vie change, nous sommes plus réceptifs à la douleur des autres et moins attachés à ce qui est matériel, car nous comprenons mieux que tout ça ne sont que des futilités que nous laisserons en partant les rejoindre. La question du sens de la vie s'impose et demande une réflexion : Qu'est-ce que la vie ?
Il n'y a ni folie ni bêtise à croire à une autre Vie... où vont ceux qui nous quittent et où nous les retrouverons.
Si la mort était quelque chose d'absolu, la vie n'existerait pas.
Voici un accident mortel ... qui n'a pas trouvé de vrai coupable selon la famille de l'accidenté qui raconte ici l'Histoire de leur fils Dominique, histoire qui s'arrêta à 24 ans.


| Préambule : | |
|
Notre
fils est mort la nuit de Noël, pour nous ça a été le cauchemar. |
| "L'Accusé Désigné" : | |
|
La
voiture à été percuté en choc latérale pratiquement à l'arrêt à
plus de 90 km/h, aucune chance pour le passager, ni pour le conducteur. |
| Responsabilités : | |
|
Aujourd'hui
le conducteur responsable de la mort des deux jeunes est bien protégé,
il n'a pas été condamné, puisque sa famille qui le suivait lors de
l'accident fera de faux témoignages. Qui a modifié les lieux ? Pourquoi ? Que cache ces scandales ? |
| Le Combat : |
|
Par
notre combat de plusieurs mois, par notre acharnement à ne jamais vouloir
renoncer, nous avons réussi à montrer au monde qu'une famille seule dans
la détresse, dans le deuil, la douleur, le chômage, la maladie puisque
en état de choc la maman de Dominique à perdu plus de 15 kg, le papa
s'est retrouvé en état de choc à l'hôpital, les deux enfants dont un
qui passait le concours d'avocat renoncera à poursuivre dans cette voie,
l'autre fils préparait le concours d'ingénieur en agronomie dans
l'impossibilité de poursuivre ses études, ils seront tous les deux en état
d'échec scolaire. > La famille de Dominique. |
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En Suisse aussi!!! Sophie, 11 ans est fauchée au passage piétons par une GTI. Banalité, indifférence, incompétences des autorités une fois de plus. Leur combat pour la vérité.
| Je ne tiens pas à généraliser ni à porter un jugement sur tous les policiers, certains des membres de cette corporation sont exceptionnels, parmi eux les deux ambulanciers qui se sont occupés de Sophie. Je n'ai pas besoin de les nommer, ils connaissent mes sentiments à leur égard. S'ils lisent ces lignes, qu'ils soient une fois de plus remerciés pour leur professionnalisme et leur gentillesse. |
|
Revenons
sur quelques points "bizarres" de cette affaire:
L'automobiliste déclare avoir démarré au feu vert., ce qui veut dire que Sophie a traversé au rouge. Le fait de démarrer au feu vert donne-t-il le droit de tuer par une inattention coupable ? Au moment de l'accident, le chauffeur roule à l'extrême gauche d'une voie à sens unique, il percute Sophie qui avait pourtant déjà traversé 7 mètres sur ce passage pour piétons qui en mesure 9. Il a donc percuté Sophie à 2 mètres du trottoir. Pourquoi roulait-il à gauche? Il est fort probable qu'un autre véhicule se trouvait sur la partie droite de la chaussée. Mais dans ce cas où le témoin de l'accident est-il passé ? |
| A l'arrivée des policiers, Sophie qui se trouvait déjà dans un coma profond est déjà entre les mains des ambulanciers. |
| Les policiers constatent que le chauffeur présente des signes d'ébriété, mais pourquoi donc aucune prise de sang n'est ordonnée? La gravité des blessures ne laisse aucun doute possible ... mais cette affaire est traitée comme un accident sans blessé. |
| Le chauffeur affirme avoir freiné immédiatement, ce qui laisse supposer qu'il a dû "planter" les freins ... mais aucune trace de freinage n'est relevée par la police, pourtant la route était sèche. Il est possible que les freins n'aient pas bien fonctionné, il aurait fallu vérifier l'état du véhicule, mais la police n'a pas ordonné le séquestre de la voiture ! |
| Nous avons, après plus d'une année, obtenu un document qui prouve que le véhicule avait été refoulé au contrôle technique périodique, notamment en raison du mauvais état des freins (disques et plaquettes, avant et arrière). Ce contrôle avait été effectué 3 semaines avant l'accident et un nouveau contrôle, réussi celui-ci, a été effectué le 16 avril 1999. Pourquoi la police n'a-t-elle pas ordonné un séquestre et un contrôle du véhicule afin de déterminer la cause de l'accident? Pourquoi la police ne s'est-elle pas renseignée sur le véhicule au Service des Automobiles de Genève ? |
| Nous avons appris qu'un policier en congé se trouvait sur les lieux de l'accident, avec sa famille dans son véhicule, qu'il se trouvait à droite de l'endroit d'où est parti le chauffeur avant de percuter Sophie. Nous avons également appris qu'il a téléphoné à l'ambulance, qu'il a appelé ses collègues, qu'il a réglé la circulation, en bref qu'il s'est occupé de tout. |
| D'après un autre inspecteur de police, c'est le témoin-clé, celui sur qui on peut compter car ... c'est un collègue. Mais son témoignage n'est pas enregistré le jour de l'accident, le seul témoignage enregistré ce jour-là, c'est celui du chauffeur ! Pourquoi ? |
| Le témoignage du policier laisse apparaître le fait qu'il ne se rappelle plus très bien où il se trouvait ! Etait-il en deuxième ou en troisième position ? Et pourquoi pas en première ! Seulement voilà, pour le déterminer il faudrait avoir des témoins, et il n'y en a pas ... le policier-témoin avait fait circuler les voitures afin de ne pas bloquer la circulation. Il n'y a pas eu d'appel à témoins. Pourquoi l'épouse du policier-témoin et ses passagers n'ont-ils pas été auditionnés comme témoins? |
| D'autres grossières erreurs viennent encore entacher ce dossier, que ce soit les erreurs d'un expert assermenté ou la violation des droits fondamentaux par la police cantonale genevoise. |
|
La
justice n'a toujours pas prononcé d'inculpation à l'encontre du
chauffeur, cela veut dire qu'il est possible de tuer sans avoir à être
jugé (je ne parle pas d'être condamné). Le code pénal suisse prévoit
pourtant le contraire, mais peut-être que la vie d'une fillette de 11 ans
n'a pas grande valeur à ses yeux ... et qu'il est plus prestigieux, pour
la justice genevoise, de s'occuper d'affaires de blanchiment d'argent sale
et de mafia russe...
|
|
L'avenir
me dira si la justice est équitable pour tous ou si elle tente de
dissimuler les quelques "bavures" policières d'une douloureuse
affaire.
LA MAMAN DE SOPHIE.
|
|
|
MARILOU
POINSOT
Marilou, née le 25
Avril 1992, est issue d’une recomposition familiale particulièrement
heureuse.
Grégory, 22 ans
Anthony 21 ans
Marine (17 ans) était
issue du précédent mariage de son père.
Marilou
était donc notre enfant unique, la fille unique de sa
Philippe,
son père est professeur de sports et Nadine, sa mère est psychologue.
Elle aimait sa famille, ses nombreux amis, son chien Bubble
L’eau,
les échecs, dessiner … Elle était extrêmement créative.
De
nombreux voyages avec ses parents, son sens de l’observation, ses nombreuses
lectures, sa soif de découvrir, l’attention de ses parents, de ses frères et
sœur la rendaient curieuse intellectuellement et cultivée aux dires de ses
enseignantes.
Marilou était
notre fille, enfant tellement désirée, espérée et attendue … Sa tragique
disparition nous révolte et nous donne l’énergie nécessaire pour nous
battre.
Un
délinquant nous a volé notre avenir
Le 1er Janvier 2002 …
http://www.association-marilou.org
![]()
LETTRES AUX ASSASSINS DE LA ROUTE D'UNE MERE REVOLTEE APRES CLASSEMENT SANS SUITE.OU DEUX , TROIS MOIS DE PRISON .....
Tout d'abord saluons le courage des sites qui combattent cette injustice.
Notre combat à été celui de la VERITE et de la JUSTICE
Nos proches sont tous des victimes de la route
Nous souhaitons que notre combat inspire d'autres familles de victimes de la route et dont on accuse le défunt d'être coupable de sa propre mort, parce que c'est plus simple...
Battez vous pour l'honnneur et la mémoire de celui qui vous a quitté.
Ne laissez pas les coupables profiter de votre détresse et compter sur cette dernière pour vous voir abandonner
Responsable, mais pas coupables, telle est la devise des lâches.
Vous avez tué nos enfants
Vous avez su échapper à la justice
Ce qui a fait de vous des innocents, c'est bien souvent la protection dont vous avez pu bénéficier par des gens bien placés
Mais sachez que rien n'est jamais définitivement enterré
La honte s'abattra sur vos épaules de lâches
Et nous vous combattrons sans relâche
Reconnaître ses tords c'est déjà avoir des remords
Reconnaître ses péchés et vous êtes déjà pardonné
Vous avez tué nos enfants mais vous n'êtes pas repentant
Vous prétendez avoir perdu la mémoire et c'est là votre échappatoire
Vous allez peut être bénéficier d'une rente à vie pour les blessures que vous vous êtes infligées vous même par votre
comportement scandaleux, pour avoir tué nos enfants.
Aveuglés par votre mépris de la morale
N'oubliez pas que les yeux qu'on ferme voient encore ....
Au nom de Domi.
Cécile si tu veux mettre sur ton site mon cri de colère
que ces quelques lignes appellent d'autres familles à venir te rejoindre
au nom de ton fils et pour tous les autres


Cette lettre est dédiée à la mémoire de tous les enfants victimes de la route
Madame, Monsieur,
A vous, assassins inconscients de nos Enfants, de tous ces Innocents, de notre Fils chéri.
Par ces mots, je voulais simplement vous dire que je vous admire. Je vous admire d'avoir pu continuer à vivre une existence normale.
Nous, par contre, il n'y a pas un jour, pas une heure, ou même une seconde où nous ne pensons à cette promenade...sans retour
Chaque jour de notre semblant de vie nous paraît une éternité ; quand allons-nous à nouveau le serrer dans nos bras, l'embrasser, lui caresser les cheveux, l'entendre dire "Papa, Maman" avec un merveilleux sourire ?
Les moindres petits feux de notre substance se sont éteints, vous nous avez arraché tous ces petits rien qui donnaient à notre existence, une énergie sans limite.
Pour le restant d'une vie qui nous reste à assumer, je vous laisse méditer...
C'est le 14 octobre 2002, un jour comme tant d'autres, un parès-midi où le soleil brille par arrogance. Vous avez éteint un de ses rayons, celui de notre fils JEAN-CARL.
Par ces mots : J'ACCUSE
lA MAMAN DE JEAN CARL
Pardon.
A mon frère Jean-Carl,
Nous sommes le 21 mars 2003. Encore un printemps que tu ne connaîtras pas. Il est loin le temps où, un certain printemps, au volant de ton scooter, tu m’as appris ce qu’il y a de plus beau : la liberté.
A 25 ans, tu étais déjà devenu un homme, un vrai, celui-là qui sait déjà que la vie n’est pas cadeau et qu’un amour qu’on croit éternel laisse souvent la place au vide et aux souvenirs. Mais tu aimais la vie : elle était ton combat.
Le 14 octobre 2001, le soleil brillait exactement comme aujourd’hui sauf qu’en ce mois de mars, ses rayons annoncent comme par magie la naissance des beaux jours. Mais le soleil qui t’a guidé ce 14 octobre s’est éteint de ses mille feux pour laisser la place à une nuit qui n’en finit pas…
J’ai tourné mille fois la page mais j’en reviens toujours au même chapitre : celui de l’injustice.
Toi qui étais si droit et si juste, comment se fait-il qu’on puisse te juger de façon si ingrate ? Et puisque la Société ne sait jouer son rôle impartial alors que tu as le droit d’être reconnu, c’est moi qui te demanderai Pardon.
Pardon de ne pas avoir crié, hurlé pour défendre tes droits et les nôtres devant un Tribunal au comportement désinvolte et incivique
Pardon de ne pas t’avoir défendu bec et ongles face à tous ces gens qui me fermaient la porte
Pardon de ne pas trouver la force de consoler nos parents désespérés
Pardon de ne pas avoir le courage de haïr ton assassin
Pardon…Pardon…Pardon…
Et surtout pardon de ne pas avoir répondu OUI à la dernière question que tu m’as posée.
Ta petite sœur Estelle
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Thierry
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