Accueillie par certains parents comme une délivrance parce qu’ils n’ont plus le souci de garder (ou de faire garder) leur progéniture, il n’en reste pas moins que la rentrée scolaire reste l’événement marquant de l’année. Ceci vaut bien entendu pour les premiers cités, mais aussi pour les enfants : certains se font une joie de retrouver leurs petits camarades ; d’autres, au contraire, considèrent comme un enfer les heures qu’ils vont passer assis devant des instituteurs ou des professeurs s’époumonant à leur enseigner des matières qu’ils jugent inutiles.
Sur le plan qui nous intéresse au premier chef (la sécurité routière donc), la rentrée est la période tous les dangers : au lieu de s’éparpiller dans certaines rues ou dans des centres d’activités, les gosses vont se rendre à l’école ; autrement dit, ils vont tous se concentrer vers les écoles, surtout le 1er jour au cours duquel règne généralement une pagaille monstre. Pour protéger au mieux leurs enfants, les parents se sentent obligés de les mener le plus près possible, avec les énormes risques que cela comporte : l’automobiliste a en effet une furieuse tendance à se garer n’importe où, au mépris des règles les plus élémentaires de prudence.

Alors,
plutôt que noyer en un texte les conseils à respecter en la matière, nous préférons
vous donner quelques points précis qu’il convient d’observer pour que les
rues de septembre ne se transforment pas en cimetière :
Partez
de ce seul principe : les habitudes des parents au volant sont, plus tard, copiées
par les enfants et les plus mauvaises d’entre elles sont le plus vite assimilées,
donc répétées plus tard. De plus, généralement, il s’agit d’attitudes
qui mettent en péril la vie de votre « petit », la vôtre et …
celle des autres :
-
ainsi, inutile
d’imposer à un gamin le port de la ceinture si votre 1er réflexe
n’est pas de la porter vous-même. L’exemple de la ceinture n’en n’est
qu’un parmi d’autres : c’est effectivement le plus courant et le plus
caractéristique, mais cela s’applique à toute autre infraction (en regard du
Code bien entendu et surtout, de la sécurité !),
-
n’essayez pas
de conduire à tout prix votre enfant le plus près possible de son école :
il s’agit le plus souvent d’infractions banales, mais on constate trop
souvent, au total mépris des autres, que les automobilistes stationnent ou se
garent sur des passages protégés ou des emplacements pour personnes moins
valides ; la double file est également à absolument proscrire,
- n’ouvrez jamais votre
portière pour laisser passer l’enfant du côté de la
circulation : on ne compte plus les accidents trouvant leur origine
dans cette dangereuse manœuvre,
- à l’inverse, si vous respectez le code en matière de stationnement pour « déposer » (ce n’est pas un colis, souvenez-vous en !) votre enfant, méfiez-vous des pistes cyclables : le cycliste reste un usager faible et une portière brutalement ouverte est, pour lui, un obstacle des plus dangereux, sans compter les énormes risques pour votre petit,
- dans le même ordre d’idées, si vous accompagnez votre enfant à pied, ne traversez jamais en dehors des passages qui vous sont réservés et de préférence (quand l’infrastructure le permet …), ceux disposant de feux lumineux,
-
si vous
attendez votre gosse de l’autre côté de la chaussée, faites l’effort de
traverser et si possible, dans un passage ad hoc, ceci pour l’empêcher de
courir vers vous sans aucune précaution,

-
il est capital
d’inculquer à l’enfant la notion que « voir ne signifie en rien être
vu » ; il existe dans le commerce une panoplie d’articles
utiles qui feront en sorte que le petit sera vu et distingué par les
automobilistes : outre phares et catadioptres pour les utilisateurs du vélo,
il faut lui imposer aussi des autocollants réfléchissants à disposer sur le
cartable par exemple, ainsi qu’un habit (veste notamment) aux couleurs vives,
-
beaucoup
d’enfants se rendent à l’école à vélo ; dès leur plus jeune âge,
obligez-le à porter un casque : dans certains, il prétextera « on
a l’air bête » ou « je ne roulerai pas vite » mais
outrepassez ces réflexions et faites en sorte qu’il admette que son look doit
passer au second plan (certains casques sont d’ailleurs extrêmement esthétiques).
De votre côté, faites un effort au détriment d’autre chose et consentez la
dépense nécessaire pour acquérir un casque homologué, et non un jouet qui ne
résisterait pas à la moindre chute, …

Il
nous est malheureusement impossible de donner ici l’entièreté des conseils
à donner en la matière. Retenons essentiellement que si la période de la
rentrée est une occasion pour nous d’en
parler, il reste que ce que nous avons cité doit rester d’application
toute l’année. Alors, comme on l’aura remarqué, si les plus jeunes
doivent respecter certaines « règles », les adultes
(automobilistes, mais pas seulement) doivent, pour leur part, montrer
l’exemple. La sécurité de tous vaut quand même bien ce petit effort :
si elle est à ce prix, agissons de telle sorte de mettre tous les atouts de son
côté.

Ce
bref article a volontairement été écrit en utilisant des termes simples :
nous souhaitons en effet qu’il soit également lu par les enfants car il leur
est aussi destiné. Si tel est le cas, nous aurons réussi une partie de notre
devoir, à savoir leur donner un maximum de chances d’éviter l’accident
pour se rendre non seulement à l’école, mais aussi partout ailleurs. C’est
en tout cas, notre vœu le plus cher …

Vice-président
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