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22 août 2002
Pour des peines plus sévères !!!
Notre séance de travail avec le Député Fédéral Thierry Giet ...
20 août : M. GIET (Député Fédéral) nous écoute …
C’est suite à une
interview de Cécile JACOB ( Présidente du GAR), à la radio que
le Député Fédéral Thierry GIET (PS)
a pris pleinement conscience qu’il y avait encore bien des lacunes à combler
en matière de Sécurité Routière, et notamment au niveau de l’écoute
que devraient avoir les autorités
politiques envers les familles des victimes de la route.
Que nos élus nous entendent et nous écoutent ne
suffit plus : il faut en effet
qu’ils prennent les problèmes des parents à bras le corps et
usent de leur pouvoir pour concrétiser leurs revendications légitimes.
C ‘est donc dans cet ordre d’idée que M.
GIET a provoqué, ce 20 août dernier à Sprimont, une réunion entre les
associations concernées (GAR, NDSR, RED, PEVR, SOS Week End et Fond Damien),
des parents d’enfants disparus (ou grièvement blessés) dans un accident de
la circulation, des membres de la Police de la Zone Vesdre et la Presse.

Afin de canaliser au mieux le débat (ce qui n’est guère aisé), Cécile
JACOB, aidée par ses amis des autres asbl, avait préalablement défini deux
lignes directrices, à savoir :
-
la délinquance routière et les peines appliquées à un
chauffard sous influence (alcool,
drogue, médicaments) occasionnant un accident avec lésions corporelles
graves ou décès d’un tiers
-
la consultation du dossier répressif pour les familles de
victimes de la route
La discussion aura duré plus de 3 heures et s’il est vrai qu’il est
difficile dans ces cas-là de « garder l’église au milieu du village »
(en d’autres termes, respecter
l’ordre du jour), M. GIET et Cécile JACOB ont su, constamment et habilement,
recentrer le débat ; il était en effet important que le Député
ne se trouve pas submergé par des idées ou des propositions certes légitimes,
mais allant dans des sens trop diversifiés: après tout, M. GIET voulait
faire avancer les choses et, au terme de la séance, il lui fallait des éléments
concrets et surtout, réalisables.
Nous n’allons pas, dans le cadre de cet article,
retracer mot pour mot chacune des interventions des différents participants :
si même c’était possible, ce serait long et fastidieux ; de plus,
toutes ces paroles, fussent- elles dignes d’intérêt (cas personnels
d’accidents, refonte du Code Pénal, missions de la Police, façon
d’appliquer les peines, peines alternatives, et bien d’autres choses
encore) n’intéresseront pas nos amis lecteurs.
C’est en effet les différents points auxquels
Thierry GIET va porter davantage son attention (en déposant des projets de
lois) qu’il est essentiel de mentionner. En fin de séance, il citera
notamment :
-
agir sur le coût du dossier répressif
(comme il le dit, « ça existe, mais c’est dans les cartons »)
-
réfléchir à la problématique de la consultation du dossier
-
réfléchir à celle
de l’expertise (délais, statuts des experts, tarifs pratiqués, désignation
des experts, …)
-
établir le droit à l’information de la partie lésée
-
uniformiser les lois
en matière de procédure dans les accidents
-
accroître les sanctions en cas de décès ou de séquelle (par
ex. 5 ans d’emprisonnement au lieu de 2 actuellement)
-
généraliser la formation à la conduite
-
augmenter l’intérêt pour les peines alternatives (ou TIG) et
surtout, les uniformiser pour toutes les régions
-
revoir le Code Pénal (ndlr : M. GIET était manifestement
plus sceptique, quoiqu’il admette bien volontiers qu’il est totalement dépassé
et comporte aujourd’hui d’énormes failles)
En prenant en compte les multiples avis émis par
la majorité, M. GIET va donc s’atteler, dans les meilleurs délais, à
la tâche pour proposer des textes susceptibles d’être discutés – puis
adoptés – au Parlement.
Très sincèrement, nous ne pensons pas que ce débat
demeurera sans suite et le Député nous a formellement promis de nous tenir
informés de la progression des choses. A ce sujet, la venue de quelques organes
de presse témoigne de l’intérêt porté à nos préoccupations. Notons que,
d’une façon générale, il est acquis que les journalistes ont tendance à
« prendre en grippe » un élu qui ne tient pas ses engagements,
surtout si ceux-ci sont prononcés à l’égard de victimes.
En conclusion, le GAR a – une fois de plus
peut-on dire - parfaitement rempli son rôle puisque le « plateau de
travail » qu’il a constitué autour de lui, répondant d ‘ailleurs
à ses statuts, a su convaincre un personnage du monde politique, ainsi que la
presse, du bien fondé de ses objectifs. De la sorte, nous avons chacun
l’impression de ne pas parler aux murs : c’est suffisamment inhabituel
pour le souligner ! De toute façon, merci M. GIET de ne nous avoir écoutés.
Albert GILLIQUET
Vice-président
Cécile Jacob
Présidente GAR
Maman de Frédéric
On veut que la délinquance
routière soit reconnue. Un
voleur de croissants a 15 mois
de prison préventive, alors que
un automobiliste responsable
d'un accident grave qui a tué ou
blessé grièvement trois
personnes est condamné à trois
mois fermes et dix-huit mois
avec sursis ! |
Roger Verhaegen
Responsable PEVR
Papa de Jürgen
J'ai une formation de juriste et j'ai travaillé
pendant des années pour une société
d'assurance. Les familles ne doivent jamais
signer de transaction avec la compagnie
d'assurance, sinon il ne peuvent plus aller en
justice.
Les parents les profs doivent rappeler aux
enfants d'être prudent sur le chemin de
l'école, toujours. |
Noëlle De Prez
S.O.S Week-End
Maman de Catherine
Catherine, 14ans, est montée sur le
vélomoteur d'un copain. Sans casque,
elle n'avait aucune idée du risque
qu'elle prenait. C'était la première fois
qu'elle grimpait sur un tel engin... Sa
vie s'est arrêtée au carrefour de
Septon. Aujourd'hui nous parcourons
les écoles pour alerter les adolescents:
"si on en sauve un, on est content !"
|
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