GHB, Thaï, DXM

Les drogues à la mode
Le marché des drogues change constamment. De nouvelles drogues envahissent régulièrement les soirées techno et les clubs. Les risques liés à une consommation à long terme ne sont pas tous connus.

GHB, Liquid Ecstasy
Le GHB ressemble à une substance chimique qui se trouve naturellement dans le cerveau. Synthétisé il y a quarante ans, il a d’abord été utilisé en médecine comme anesthésiant ainsi que dans le traitement de l’insomnie et de l’alcoolisme. Mais on a arrêté de le prescrire, à cause de ses effets secondaires indésirables. Par la suite, le GHB a été employé comme dopant dans le milieu du bodybuilding. Actuellement, il circule dans les soirées techno. 
Depuis le 1er Janvier 2002, la consommation de GHB est interdite selon la loi sur les stupéfiants.

Le GHB a des effets euphorisants et relaxants qui se font sentir quinze minutes environ après la prise. Selon le dosage, ils pourront durer jusqu’à trois heures. Même si le GHB est aussi connu sous le nom de «liquid ecstasy», il n’y a pas, comme souvent avec l’ecstasy, renforcement de l’empathie. Cette substance peut provoquer des palpitations et une chute de la tension artérielle. Elle donne parfois des sentiments de vertige et une envie de vomir. Si la dose est importante, il peut s’ajouter des maux de tête et des crampes. L’effet de détente qui accompagne la prise de GHB peut se renforcer jusqu’à la somnolence. Si la dose est particulièrement forte, il peut survenir un sommeil profond proche du coma.

Lorsque le GHB est mélangé à d’autres substances, les dangers s’accroissent singulièrement. Il augmente le risque de détresse respiratoire, d’étouffement lié à la consommation d’opiacés (héroïne, méthadone, codéine). Le mélange GHB/alcool peut renforcer de façon dramatique les effets de l’un et de l’autre. De plus, il provoque une amnésie complète : le consommateur peut ainsi oublier complètement ce qu’il a vécu les heures précédentes. Il faut savoir enfin que la plupart des décès liés au GHB sont causés par des mélanges avec l’alcool ou les opiacées.

Pilules thaIes, YABA, SHABU
Les pilules thaïes, appelées aussi Yaba et Shabu, sont des méthamphétamines. Ces stimulants agissent de façon puissante, à la manière du speed (amphétamines), de la cocaïne. Ils représentent un grand danger pour la santé et peuvent entraîner une très forte dépendance.

Les méthamphétamines rendent euphoriques. Elles augmentent l’agressivité et conduisent à une confiance en soi excessive. Elles donnent le sentiment d’avoir une énergie hors du commun. La consommation régulière de ce produit provoque de la nervosité, une irritabilité, une perte d’appétit, des troubles de mémoire, un dérangement chronique du sommeil, un sentiment de persécution et d’autres problèmes psychiques. La dépendance physique et psychique aux métamphétamines est rapide. De plus, il faut constamment augmenter les doses pour obtenir le même effet.

Durant les guerres mondiales, les méthamphétamines ont été distribuées aux soldats, notamment allemands, pour leur permettre de tenir plus longtemps et d’être plus enclins à la guerre. Les pilules thaïes sont avant tout fabriquées en Thaïlande. Elles ont provoqué là-bas davantage de dépendances que l’héroïne. En Suisse, elles sont de plus en plus répandues dans les soirées techno. Les méthamphétamines sont interdites par la loi sur les stupéfiants: la consommation, la possession et le commerce sont punissables.

DXM
Le DXM (Dextromethorphan) n’est pas non plus une drogue récente. Dans les années 80 déjà, il circulait parmi les punks. Le DXM est une substance qui se trouve dans certains médicaments. Il a le pouvoir de bloquer, dans le cerveau, le centre de la toux pendant quelques heures. Consommé à faible dose, ses effets sont proches de ceux de l’alcool : un sentiment d’ivresse et de légère excitation. Lors de doses plus élevées, la conscience de la réalité est modifiée, des hallucinations et des moments de panique peuvent survenir. Il peut en outre y avoir des nausées, des problèmes gastriques, des réactions d’allergie, des bouffées de chaleur et des vertiges.

Lors d’utilisations fréquentes à des doses importantes, une dépendance psychique peut s’installer. On signale des cas de dépression et -rarement- des dommages au cerveau. Enfin, la combinaison du DXM avec certaines substances médicamenteuses, comme des antidépresseurs, des produits amincissants et des antiallergiques, peuvent être particulièrement dangereux.

 

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