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Speed... Les méthamphétamines sont des substances apparentées aux amphétamines. Elles procurent un effet semblable à celui des amphétamines, mais en plus puissant; elles rendent aussi plus rapidement dépendant. Dans le langage de la rue, où elles sont vendues de manière illégale, on les appelle toutes les deux «speed» ou «amphét’», parfois «ice», «crank» ou encore «crystal». |
Des mélanges
hasardeux
On trouve les amphétamines sous forme de poudre, de tablettes ou de capsules,
que l'on avale; très rarement, on les fume. Les amphétamines sont souvent
sniffées ou parfois injectées, ce qui est particulièrement dangereux. Dans
des conditions d’injections douteuses – échange de seringues, matériel pas
propre, etc. – s’ajoute le risque de transmission du virus du sida ou d’hépatites.
Les amphétamines vendues sur le marché noir sont essentiellement fabriquées dans des laboratoires clandestins par des «bricoleurs». Leur qualité est donc incertaine, tout comme l'effet de ce genre de produit. Qui peut savoir vraiment ce qu'il y a dedans? Mélange, degré de pureté et dosage sont tout simplement incontrôlables. Les consommer, c'est jouer à la roulette russe chimique en comptant sur sa bonne étoile pour ne pas en subir les effets négatifs, incalculables pour la santé.
La vente et la consommation d’amphétamines issues du marché noir est une infraction à la loi fédérale sur les stupéfiants: c’est illégal!
Il existe quelques médicaments qui contiennent des amphétamines. Ils sont exclusivement destinés à traiter des problèmes de santé spécifiques, comme par exemple les «coupe-faim», prescrits parfois en cas d’excès de poids. La plupart de ces médicaments ne sont remis que sur ordonnance et dans des situations particulières. Prendre ce type de médicament sans avis médical autorisé est dangereux.
Quand le corps a
tourné en sur-régime…
Performances, succès, deux mots de plus en plus importants à l'école, au
travail, dans le sport. De là à penser que l'usage des amphétamines pourrait
permettre de se surpasser, de toujours en faire plus, de tenir éveillé toute
une nuit pour faire la fête...
Attention alors à l'effet boomerang: après l'excitation, s'installe un sentiment de fatigue et d'épuisement intense, pour deux raisons. Tout d'abord, sous l'effet des amphétamines, donc d'une suractivité, le corps a dépensé beaucoup d'énergie. Deuxièmement, les amphétamines coupent l'appétit: sans alimentation ou presque, l'épuisement arrive. Pourtant, bien qu'épuisé, et même des heures après en avoir pris, il est quasi impossible de dormir, encore moins de se calmer. Le risque de reprendre des amphétamines pour se sentir mieux est alors élevé. Solution inverse, mais tout aussi risquée: prendre des somnifères pour pouvoir enfin s'endormir; le potentiel de dépendance de ce type de médicaments est très élevé, et arriver à s'en passer n’est pas facile.
Ça turbine trop
dans la tête: dépression et confusion
Lorsque les effets des amphétamines ont cessé, il n’y a pas que le corps qui
soit épuisé. La tête aussi subit le contrecoup: humeur instable, peur, dépression,
voire aussi des états de confusion mentale peuvent apparaître. Chez des
individus ayant consommé des amphétamines sur une longue période, des
difficultés de concentration, de l'angoisse, des pertes de la réalité, des
hallucinations et des modifications de la personnalité sont possibles. D'une
certaine manière, les effets attendus peuvent ainsi se transformer en leur
contraire.
L'accoutumance aux amphétamines s'installe relativement vite, après une à quatre semaines d'utilisation régulière. Pour ressentir toujours les mêmes effets, il faut augmenter constamment les doses (tolérance). Une forte dépendance psychique peut s'installer.
Le «speed» tue?
«Speed kills», le «speed» tue, c'est ce qu'on disait déjà dans les années
70. Le risque pour le corps tient essentiellement au fait que le système
cardiaque est fortement activé: le pouls et le cœur s’emballent, pouvant
provoquer une hypertension, une crise cardiaque ou encore une attaque cérébrale.
Ajoutons encore que la consommation d’amphétamines sur une longue période
peut affaiblir et épuiser l’organisme.
Au top autrement
Chercher ses propres limites et les faire reculer: un plaisir que l’on peut
atteindre de mille manières, sans drogues et avec un peu d’imagination. Et
puis, pourquoi ne pas aussi accepter ses limites?
Etre en forme, performant, danser toute la nuit: personne n'est capable de cela
tout le temps. Le corps et l'esprit ont besoin de périodes de repos; ils
doivent aussi pouvoir se relâcher pour avoir un nouvel élan ensuite. De la
relaxation pour faire le plein d'énergie, pratiquer un sport, manger équilibré,
être créatif, développer ses propres intérêts: une bonne recette pour avoir
du punch et de l'efficacité à long terme dans la vie!
La musique, ça fait vibrer aussi sans drogues, non?