C’est
pourquoi je vous écris aujourd’hui, pour vous dire que se résigner, ne
rien faire et ne rien dire quand on voit et que l’on sait, serait oublier et
classer
comme un numéro ou un objet dans un dossier administratif
, et ça sera une trahison envers notre disparu .
Les
victimes ont en commun leur immense souffrance individuelle et leur extrême
dénuement
face au drame qui les frappe et pour survivre, elles ont toujours ce besoin
impérieux de votre solidarité.
Car, en tant que victimes, nous sommes les plus démunis face à la machine judiciaire sauvagement civilisée .
Tout
ce que je peux vous offrir en signe de remerciement, pour vos sympathiques
messages qui me touchent profondément, et à ceux qui ont une pensée pour
moi et pour mon fils.
Suite à mon message sur le forum, que je remercie infiniment pour l’efficacité et la solidarité inattendue, je me permets de vous ouvrir une page de l’histoire banale et particulière d’une situation extrême vécue d’une vie brisée, comme beaucoup d’autres.
Je
vous ai écrit que mon fils, ATTA (mon unique enfant) a été tué
dans un accident de voiture le 26 novembre 1999, à l’âge de 33 ans. Je suis divorcée et j’ai élevé mon fils seule. J’ai 61
ans.
Depuis
cette date fatidique, devant une situation imprévisible et terrifiante,
au-delà de la dimension humaine, le résultat en est un désarroi absolu,
faute de trouver un sens à la vie, pour survivre, comme une misérable
naufragée… je ne suis qu’une droguée, 24 h sur 24… prescrite par le médecin,
remboursée par la Sécurité sociale ! !
Nous
avons tous un point commun : un individu nuisible,
un criminel, un fou de volant nous a tracé le chemin de l’enfer, en nous ouvrant la porte du cimetière.
Nous
avons vécu l’insupportable : nous avons mis nos enfants ou nos proches
prématurément et sans raison dans
un cercueil. On a beau se dire que ces événements sont
d’une grande banalité - « Personne ne partira vivant de cette terre,
donc personne n’est à l’abri des aléas de la vie » - mais le deuil
d’un proche sonne toujours comme un glas insupportable.
Pourtant,
chaque cas est différent et singulier. Je ne veux pas vous consoler, les
mots de réconfort ne servent pas à grand chose. Sur cette terre, il n'y a
rien de pire que de survivre à la mort de son enfant, c'est l'horreur
absolue. Nous sommes confrontés à l'irrémédiable et à l'insoluble. Je
sais bien que ni rien, ni personne ne pourra jamais alléger notre souffrance,
et cela, jusqu’à notre dernier souffle.
Y a-t-il une vie après la mort d’un enfant ? Non. La vie s’arrête au moment où l’on enterre son enfant.
Nous n’avons pas mis nos enfants au monde pour les voir mourir si injustement par la folie meurtrière d’une personne, au mépris de la loi, et sachant pertinemment qu’il n’y a pas de sanction appropriée ! !
Savez-vous
ce qu’est la solitude ? Le téléphone ne sonne plus, personne ne vous
attend, et vous n’attendez personne, il n’y a personne à qui parler ! ! !
Tous
mes amis et mes connaissances ont disparu et se sont détournés de moi ! !
Pas un coup de fil, sous prétexte qu’ils ne voulaient pas me déranger ! !
Avant,
j’avais un être sur qui veiller, c’était le rayon de soleil de ma vie,
maintenant, non. Rien n’a remplacé dans ma vie cette perte atroce. Toute
l’existence me semble d’une fantastique absurdité.
Il
y a presque 4 ans, j’étais une mère, la plus jolie, et le plus tendre mot
que je connaisse c’est MAMAN. Depuis, personne ne m’appelle plus Maman, ce mot magique qui me manque cruellement.
Décidément, ma vie est bien triste, sombre et
obscure depuis l'éclipse du 26 novembre 1999.
4 ans de combat, détresse au bout de la route !
Durant
de ces 4 dernières années, je me consacrais seule sans aucun appui et
soutien moral ou physique (pourtant indispensable pour assurer la subsistance
d’un être dans un moment particulier de son existence) à un long combat
pour la reconnaissance de la dignité et des droits des victimes du terrorisme
de la route, et à chaque fois,
le Parquet, dans l’indifférence, l’inertie totale, lâchement borné, a
conclu :
« affaire
classée sans suite »
motif : infraction
insuffisamment caractérisée.
(En
terme juridique, si le Procureur estime qu’aucune infraction n’a été
commise ou que le responsable de l’accident est décédé, l’affaire est
classée sans suite. C’est une arithmétique en matière de comptabilité,
mais en aucun cas, une réalité absolue).
Il
est tout à fait surprenant que le procureur s’obstine ainsi à ne pas répondre
aux questions fondamentales et légitimes que j’ai posées (voir mes
plaintes sur le site) et dissimule la vérité dans sa réponse délibérément
laconique. On voit mal comment la justice aurait pu nous imposer une loi
qu’elle aurait elle-même enfreinte.
L’enquête
est bâclée. Sans recours juridique ! ! Nous sommes face à une
justice, qui est si intransigeante envers la petite délinquance de la rue,
mais souvent portée d’indulgence à la grande délinquance des routes qui
tue bien d’avantage que toute autre forme de criminalité, par des individus
nuisibles, devant la passivité de la société et surtout, des pouvoirs
publics ! ! ! !
« En
France, chaque année, il y a deux fois plus de tués sur les routes que
durant les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, et on n’a pas
encore fini d’en parler. Contrairement aux attentats, il y a plus de vingt
tués sur les routes de France, chaque jour, ignorés par les pouvoir publics,
les médias, et sont tués une seconde fois par l’indifférence ignoble et
abjecte de la société dans laquelle nous vivons ».
Au-delà
de la révolte stérile, du classement
sans suite par la justice, ignorées
par l’opinion publique, les familles reçoivent comme un coup de poignard
dans le cœur et une injure à la mémoire de ses enfants, qui sont tués une
seconde fois par absence de conscience collective.
Il
est clair que le monde ne pourra subsister que par la justice et non par la
bonté qui n’engendrerait que haine et discorde.
Pardonner
et ne pas traduire les criminels devant la justice, les laisser l’espérance
de l’impunité, sont des facteurs aggravants ouvrant ainsi une brèche
favorable à l’éclosion de tous les criminels en puissance.
En
effet, pardonner, c’est tolérer ; tolérer, c’est accepter ;
accepter, c’est approuver.
Dans
ces conditions, user du pardon devient un acte irresponsable.
On
sait que la mauvaise herbe prend vite le dessus, entrave la poussée de la
bonne graine et finit par l’étouffer complètement. Les criminels fuient
leurs propres responsabilités en laissant aux victimes le soin d’assumer
les conséquences de leurs propres actes. Car la lâcheté semble l’emporter
sur le courage. Ainsi, les familles de victimes, survivants condamnés à perpétuité,
se retrouveront devant la porte close du Parquet, à cause de la médiocrité
confondante de la justice. On est loin de la justice qui doit punir le mal.
Nous
avons un système judiciaire contradictoire, un noyau de dysfonctionnement
de
la justice dont les attitudes indécentes scandalisent, sans structure
intellectuelle, bardée de fonctionnaires – magistrats irresponsables, défaillants,
chaotiques, tendancieux et scandaleux, qui se préoccupent plus de leurs carrières
que de leur mission sacrée,
fondement même de la démocratie.
Témoignage
d’une situation extrême vécue
*
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *
1 -- Quand je me
trouvais devant les gendarmes le 26 novembre 1999, en identifiant les papiers
de mon fils étalé devant moi, vous pouvez imaginer aisément que le ciel est
tombé sur ma tête.
J’étais
effondrée.
Le
gendarme qui était devant moi, adjoint O.P.J. commandant le peloton autoroute
de GAILLON, pour me consoler m’a dit :
« Je
vous comprends Madame, moi aussi j’ai perdu mon CHIEN dans les mêmes
circonstances, je sais ce que c’est le chagrin »
ce
qui nous conduit à demander si cet animal n’était pas sorti directement
d’un hôpital psychiatrique, pour débilité mentale profonde et incurable !
Tous
les mots me paraissent faibles pour décrire tout ce que j’ai ressenti ! !
2 --
Je tiens à vous dire que le 22
mars 2000, la Gendarmerie de Montmorency (de mon département 95, Val
d’Oise) m’a convoquée pour m’informer que ma plainte avait été « classée
sans suite » (la décision
rendue par le Procureur de la république d’EVREUX
était du 16 juin 2000 ). C’est-à-dire que la gendarmerie était au
courant, 3 mois avant la décision
du Parquet ! ! ! Et le gendarme, devant mon désarroi et ma colère,
me dit très rudement : « Madame, au lieu de porter plainte contre
les uns et les autres pour faire plus de malheureux, allez
faire votre deuil !
Quelle
doigté ! ! ! Il y a des maladresses qui laissent des séquelles
pour la vie ! !
3 -- Dans le P.V.
de la gendarmerie de GAILLON, il a été établi deux certificats de décès :
1°-
Certificat Médical de SMUR de VERNON :
« M.Oloumi ATTA est décédé le 26 novembre 1999
avant mon arrivée - qui se situait à 02
h 20 sur les lieux de l’accident qui s’est produit sur la A13 »
(l’accident s’est produit à 01
h 45)
2°
- Certificat
Médical Post-Mortem :
« M. Oloumi ATTA est décédé à 3
h 05 du matin - avant
mon
arrivée - à 3
h 30 », et celui-ci est certifié par Mr. le Maire de
VILLEZ-SOUS-BAILLEUL (EURE).
Ils
ont requis le directeur des pompes funèbres de LOUVIERS afin qu’il procède
à l’enlèvement du corps de mon fils et le transporte en chambre funéraire
pour permettre de dégager la route, embouteillée sur plusieurs kilomètres.
Mon
fils n’a pas été transporté à hôpital, aucun médecin, ni au moins un médecin
légiste, n’a été appelé pour déterminer la cause et l’heure exacte du
décès, « par souci de ne pas avoir une charge supplémentaire pour la Sécurité
Sociale déficitaire ! ! », il m’a dit, le pompier,
en
ajoutant que «de toute façon on ne peut pas ressusciter votre fils » ! ! !
Cette
bête éthiquement puante avait perdu toute capacité à s’émouvoir devant
un tel drame ! ! ! !
Mon
fils était donneur d’organes !
Y-a-t-il
quelqu’un pour m’expliquer où est la valeur universelle de la France,
liberté, droits de l’homme, démocratie ?
4 -- Dans le P.V.
de la gendarmerie, il est noté : Après l’accident, les gendarmes ont
contacté le Procureur de la république adjoint à EVREUX, (ceci pour une raison qui m’échappe) qui décide :
« qu’aucune
expertise sur les deux véhicules ne sera réalisée, et qu’ils peuvent être
restitués aux propriétaires ou assurances »
Sachant qu’aucune trace de freinage
n’était pas apparente avant le choc. L’Audi A3 (véhicule de la
conductrice meurtrière de mon fils) avait circulé à cheval sur la voie
centrale et la voie rapide
(P.V. de la gendarmerie). Sous la
violence du choc, le véhicule Peugeot 405 (la voiture que conduisait mon
fils) – de plus d’une tonne - est soulevé et projeté vers la gauche, a
percuté le muret central puis, 25 m plus loin, s’immobilisait, opposé au
sens de marche.
Le choc était d’une extrême
violence. Une vitesse excessive probablement de plus de 170 km /h
(avis d’expert) empêchait la meurtrière
de freiner avant qu’elle ne parvienne à la hauteur de la 405.
Le véhicule incriminé Audi A3 est équipé
de l’ABS, par conséquent en cas de freinage, il ne peut y avoir de blocage.
Par ailleurs, ce modèle est équipé d’un ordinateur qui mesure la vitesse
du véhicule. Dans le cadre de ce dossier, peut-être serait-il possible de
demander une recherche sur l’ordinateur de bord pour en extraire la vitesse
au moment du choc.
Si
un expert avait été désigné pour une investigation, cette affaire aurait
certainement été traitée autrement. N’est-ce pas Mme le Procureur adjoint ?
Je souhaite au plus profond de mon cœur, que les chemins de vos enfants
croiseront un jour ceux des meurtriers de nos enfants ! ! ! !
N’oublions
pas que les familles des victimes attendent d’un procès pénal que la
justice, la société, reconnaissent que quelqu’un a commis une faute, afin
d’apaiser la douleur indescriptible, à une succession d’événements
tragiques et traumatisants. Et pourtant, elles se trouvent devant une justice
quasi inexistante, sinon complice des criminels. C’est un manquement à
l’exercice de sa profession.
Et
oui…le parcours des victimes n’est pas un parcours facile ! il faut
prendre millimètre par millimètre !
On
est un numéro, un objet mais certainement pas un sujet ! Nous attendons
tout simplement que la Justice nous rende justice.
Coupable
d’être victime
* * * * * * *
* * * * * * * * * * * * * * * * * ** * * * *
Suite aux échecs successifs, finalement, j’ai décidé de poursuivre seulement en Procédure Civile en juin 2001.
Au
bout de deux ans d’instruction et 13 audiences, un jugement est rendu le 24
juin 2003.
Je n’ai pas fait appel, contrainte devant tant d’incertitudes :
à quoi cela servirait-il si aucune suite n’y était donnée ?
Une
fois de plus, je suis effarée par la décision du Juge, qui a traité cette
triste affaire avec une légèreté scandaleuse et cruellement inhumaine.
Malgré
les rapports d’expert concluant :
« Dans
toutes hypothèses cohérentes, le conducteur de l’Audi est fautif, et sa
faute exclusivement, est à l’origine du décès de M.Oloumi
ATTA et les blessures de M. SABIN (son passager)... ».
L’expert
de la M.A.C.S.F, la
Compagnie d’assurances de la « meurtrière
de mon enfant » dans son rapport note :
« Nul
doute, le choc de l’Audi percutant violemment la Peugeot 405 est à
l’origine du décès de M.Oloumi ATTA et les blessures de M.SABIN son
passager etc. »
Le
Juge, sur les droits à indemnisation et l’évaluation des préjudices,
m’a attribué :
***
« 9.000 €
à la réparation
de son préjudice moral pour perte son fils unique… »
(le
préjudice moral n’est pas évaluable, c’est la vie, encore moins la
réparation)
***
« …l’absence de circonstances particulières liées à l’état
de santé ou de détresse par la demanderesse par la perte de son fils unique
décédé est un élément hypothétique
qui ne peut être retenu dans l’évaluation du préjudice personnel
subi, en conséquence, la demande de Mme. Oloumi tendant à l’indemnisation
de son préjudice économique sera rejetée. » ! ! ! ! ! !
Et
pour l’évaluation du préjudice subi, bien que la meurtrière de mon fils
ATTA s’en soit sortie malheureusement indemne.
(P.V.
de la gendarmerie) :
Nombre
de tués
01 (Mon fils)
Nombre
de blessés graves
01 (Dr. SABIN, son passager)
Nombre
de blessés légers
néant
Nombre
d’indemnes
02 (Meurtrière et son mari)
Quand
elle a appris la gravité de son acte, par le conseil d’un avocat de sa
compagnie d’assurances, elle a obtenu un arrêt maladie de six semaines
par un médecin de vieille connaissance. La sécurité sociale, bien entendu,
n’est pas prise en compte à défaut d’éléments de preuve suffisants en
ce sens, elle ne sera donc pas indemnisée (elle est secrétaire bénévole du
cabinet dentiste de son mari, c’est-à-dire non salariée).
Par
conséquent, cette putain meurtrière, m’a assignée par son avocat
commandité par
sa
compagnie d’assurances, qui a une fâcheuse tendance à culpabiliser les
victimes afin de réduire les indemnisations adéquates aux victimes, qui coûteraient
certainement beaucoup plus cher que aux coupables. L’avocat, habilement,
avec une confusion mentale, explique :
« Durant
cette période, Mme. D.… n’a pu assurer le secrétariat du cabinet de
son mari, elle a subi une I.T.T.
de 6 semaines », sans réfléchir à la signification de I.T.T.(Incapacité
Temporaire Totale).
En
ajoutant honteusement,
« Pendant
six semaines, après l’accident, elle avait une gêne à pratiquer certaines
activités de loisirs et plus particulièrement, lors de la rotation en créneau
ou en jouant au golf ».
(
Tuer une personne et blesser une autre ne l’empêchait pas de jouer au golf !
Quel
poids peut avoir une gêne fictive à la pratique du golf face à la mort
d’un homme ? La question que je me pose est :
jusqu’où iront-ils dans l’horreur ? )
Ce
n’est pas raté, loin de là ! Une belle démonstration de la solidarité
des liens d’intérêt, Cie. d’Assurances et les Magistrats ! ! ! ! !
Car, Le Juge m’a condamnée en
qualité d’héritière de
mon
fils, à payer la somme de 2.032.00
€ de pretium doloris à
cette putain meurtrière.
Et
pourtant le Juge précise dans le même jugement:
« Il
ressort toutefois de la procédure de gendarmerie que les époux D… ont
constaté une bonne visibilité la nuit des faits, seul un léger
brouillard étant présent selon eux, et que Mme D… roulait à 130 Km/h et
venait de dépasser un camion… Dès lors, le choc n’était pas inévitable
et Mme D… a bien commis une faute par manque de vigilance et de réflexe
ayant en partie occasionné l’accident motel survenu le 26 novembre 1999 ».
Plus
loin, il précise :
« Le
conducteur de l’Audi est fautif, et sa faute est à l’origine des dommages
corporels, conformément au procès-verbal de gendarmerie établi le soir des
faits établissant qu’il y avait du brouillard, qu’aucune trace de
freinage n’a été constatée précédemment au choc des deux véhicules et
que Madame D…. a elle-même reconnu rouler à 130 K m/h malgré
l’existence de ce brouillard. »
Et
pour conclure, il précise :
« En
effet, si le véhicule de M. Oloumi ATTA ne s’était pas trouvé en travers
de l’autoroute, l’accident ne serait pas produit ».
À
l’évidence, un même jugement dans la même audience, ne peut à la fois
dire une chose et son contraire. Alors en raison même de toutes les incohérences,
voire contradictions, prôner passivité et silence face à un criminel,
c’est permettre aux chauffards de se propager sournoisement et sans embûche,
laissant ainsi la porte ouverte à tous les excès.
Concrètement,
pour une personne qui a des yeux pour voir, des oreilles pour entendre, un
minimum d’intelligence pour comprendre, est-il concevable qu’un juge
puisse confondre, littéralement, le coupable et la victime de ce drame ?
J’irai
jusqu’au bout de ma logique et assimiler une telle décision déplacée et
abusive d’un JUGE probablement à
celle d’un déficient intellectuel avec un Q.
I. entre 45-50 sur l’échelle de 100
(à la limite de débilité ) sans la moindre fibre humaine qui met en
cause une vieille institution ; je me demande, s’il est réellement
stupide à ce point ? … Ou fait-il un effort particulier envers moi ?
Il
a réellement franchi le seuil de tolérance.
C’est la pollution de la démocratie Française !
Le
juge, avec un raisonnement odieux, ne fait que tourner et enfoncer encore plus
profondément le couteau dans une plaie toujours béante qui ne se refermera
jamais.
S’est-il
seulement posé la question de savoir quelle aurait été sa réaction s’il
avait été à ma place ?
Malheur
à toi qui m’a brisée à terre et souillé
mon enfant tué, par ton jugement abominable, avec cruauté et bestialité
au profit de son assassin !
Comment
demander aux gens de respecter les lois, alors que les responsables politiques
et juridiques, l’essence même de la démocratie, ne font que les contourner ?
La
justice , c’est une coquille vidée de sa substance par les Magistrats
pourris et corrompus.
De
grâce, un peu d’humanité, de compassion, de respect pour une mère dont
son enfant, sa raison d’être a été impunément tué par le terrorisme de
la route.
Mon fils ATTA a été tué par une meurtrière impunie,
couverte par la justice.
Le 2 décembre
1999, le jour de son enterrement, aurait dû être le jour de soutenance de sa
thèse de Doctorat.
AZUR Assurances, la compagnie d’assurances du véhicule 405, que mon fils conduisait au moment de l’accident, après un long mutisme, décline toute responsabilité ne me laissant plus que le recours judiciaire.
Au
mépris de sa condamnation par le même Juge, elle n’exécute pas ses
obligations.
Aucun
versement n’est effectué à ce jour. Elle ne nie pas la validité de son
contrat, pour la responsabilité civile, garantie conducteur (1.000.000.00
Fr.) et Protection juridique, mais elle n’a pas versé un centime à ce
jour. ! ! ! !
Comment ne pas être révoltée face à ce qui m’est infligé aujourd’hui encore ? Je me sens vidée de toute substance, anéantie, j’ai l’impression d’être un automate, de ne m’être raccrochée à la vie que par le fil des habitudes avec les douleurs physiques, émotionnelles, qui s’inscrivent dans mon corps, mon énergie étant tournée vers l’intérieur.
Ce qui traduit les colères, impuissances, interrogations incessantes, qui me rendent plus
difficile cette putain de vie ! Mon fils avait raison, « MERDE, MERDE, MERDE ! ! ! » Ce sont les derniers mots qui sont sortis de sa bouche, disait le passager, avant de plonger dans le coma !
Quand
le gouvernement parle de droits de l’homme, en donnant la leçon aux pays
non démocratiques du monde, avec sa grande gueule puante éthylique, cela m’irrite
tellement qu’il me vient une forte envie de vomir.
Dans
un pays où une catégorie de citoyens, les magistrats, peuvent être
responsables indirects, certes, mais responsables tout de même en vertu de
leurs rôles de garants de l’ordre public, mais pouvant, eux, poursuivre au
titre de la mise en danger de la vie d’autrui les citoyens exclus du privilège,
dans un tel pays, l’insécurité ne vient pas de désœuvrés, et délinquants,
mais de la perte de respectabilité d’institutions laissées à la dérive
par le pouvoir exécutif composé d’élus de leur pays pour les contrôler.
Proposition :
si un permis probatoire est attribué aux candidats, toutes tendances
confondues, avant chaque élection, pour évaluation de l’aptitude des élus
et de leurs engagements électoraux, compte tenu de la nature de leurs
missions ou de leurs fonctions ; et une sanction, par manquement à une
obligation, ou pour non-respect des règles élémentaires d’application
les lois de la République, qui est
une nécessité fondamentale, dont la carence injustifiable remet sérieusement
en question la conception de la démocratie, et surtout le statut des
droits de l’homme ! ! !,
cela pourrait être une justice pour tous, sans frontière, ni barrage
politique, la démocratie retrouverait son essence ! !
Malheureusement,
je ne suis pas un cas isolé, des milliers de gens vivent mon calvaire en
silence. Je n’ai pas l’espoir que mon message et mon cri seront entendus
par les responsables politiques. Car nos problèmes ne sont pas les leurs. Une
fois élus, ils n’ont plus de besoin de nous, nous payons nos impôts, ils
sont à l’abri de tout.
Je
n’ai plus d’enfant, ni d’avenir, j’ai le cercueil de mon fils sur mes
épaules, pour moi la vie est finie, mais si on ne bouge pas à l’avenir,
des milliers d’enfants et leurs familles seront menacés. Il faut les déranger
à tout prix, qu’ils prennent conscience de ce fléau de la société
moderne et de cette pathologie nationale, bien qu’ils soient vaccinés
contre ! ! !.
Alors, nos anges où que vous soyez sachez que Rien ne
pourra nous faire oublier l’absence plus que jamais partout présente.
Surtout ne souffrez pas, chacun de nous, survivants,
souffrons pour deux.
A : Atta, Christophe & Elodie, Damien, David,
Dominique, Frédéric, Jean - Sébastien, julien, Lola, Maxence, Véronique,
et tous les disparus, à jamais dans nos cœurs et nos esprits, vous vivez en
nous.
WEB ….. www.chez.com/terrorismedelaroute.net
ou www.attaoloumi.net
E-mail .....
infos@attaoloumi.net
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