LA VIE DES GOSSES

                           

Septembre 2002

 

La vie de nos gosses suspendue à un fil

 

Après 30 ans de circulation quasi quotidienne, je croyais honnêtement en avoir vu tellement  que je pensais n’avoir plus rien à découvrir de vraiment surprenant sur la route ; je pensais donc que la stupidité humaine ne devait plus rien me réserver. Et pourtant …

  Tout dernièrement, je commençais à m’ impatienter derrière un bus puisque le feu du carrefour était au vert et qu’il y était déjà largement engagé. Tournant la tête vers la droite, j’ai compris presqu’ immédiatement : une file de très jeunes cyclistes (10 ans max) traversait ledit carrefour au rouge, de droite à gauche donc et perpendiculairement à la grand’route. On aurait pu croire en l’intrépidité de ces élèves, que nenni : le responsable du  « convoi » (un adulte bien sûr, professeur, moniteur ou autre) avait immobilisé son véhicule, leur faisant signe de passer en accélérant (pour ne pas gêner peut-être?) et se faisant fort de les protéger … Il faut avoir vu la scène pour y croire : rêve ou réalité ? Décidément, la bêtise de certains hommes est incommensurable ; la vie d’un enfant est donc entre les mains d’irresponsables libres d’agir à leur  guise. Ce n’est pas  prouvé mais ce groupe était assurément constitué d’élèves.

  En redémarrant, je me dis que les parents, s’ils savaient tout, obligeraient leurs enfants à rester à la maison. Mais non, je réfléchis puis me dit : « c’est pas partout pareil, c’est un cas isolé ». Et il est vrai que dans beaucoup d’ autres communes, la Police motocycliste n’hésite jamais à encadrer et escorter les jeunes des écoles qui se déplacent en groupe.

  Quelques heures plus tard, mais dans la même journée ( il y a décidément des jours où l’on ferait mieux de rester au lit), je vis d’autres gosses  - à vélo encore –défiler dans un total désordre, semant un vent de panique parmi des automobilistes médusés mais heureusement attentifs et prudents. A nouveau, c’est  à un moniteur adulte qu’était confiée la responsabilité de ce véritable « troupeau », excusez du terme. Quant au port du casque, l’idée avait été probablement abandonnée puisqu’ AUCUN d’entre eux n’en portait.

  Alors, surréaliste ? Non ! Au delà de ces deux exemples, une seule réflexion : les efforts de Mme. DURANT, de la Police, de l’IBSR et des associations telles que la nôtre resteront vains si TOUS LES AUTRES RESPONSABLES (des écoles surtout) négligent à ce point la sécurité des enfants qui leur sont confiés ; c’est pourtant une des missions qui leur incombe. A mon sens, elle prévaut même sur toutes les autres, instruction comprise.

  En conclusion, juste ceci : intégrer le sport dans les horaires est incontestablement une riche idée; alors, si se rendre à la piscine à vélo est  une bonne chose, atteindre celle-ci sans accident en serait une meilleure encore …

  Albert GILLIQUET

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