


Pierre Mays, 23 ans
Ce 2 janvier 2008, une année qui commence par un hommage à un jeune homme parti tellement trop tôt. Tel le papillon, sa vie fut courte, un inconscient lui a coupé les ailes, laissant sa famille dans le désarroi et le chagrin.
A notre fils chéri
Plus d'espoir de te revoir un jour
Tu es parti à jamais pour toujours.
Que nous reste-t- il ?
Le passé, ton passé...
Mais c'est aussi le nôtre.
Des photos, des objets, des souvenirs les bons comme les mauvais..
Un héritage en quelque sorte,
Ils sont à nous, nous les gardons précieusement.
Si le temps qui passe efface certaines traces,
Pour nous, c'est toujours hier quand tu étais là
Et demain, pour bien des années
Hier ne sera jamais très loin!
Tes parents

Pourquoi ces papillons, me direz-vous ? Un jour, j'ai reçu du papa de Pierre un magnifique poème, le voici en souvenir de lui
Un père à son fils (mai 2006)
Papillon
Papillon eut bien du mal à sortir de son cocon,
Douce prison qui l'avait nourri et protégé.
Quand il déploya ses ailes, aux premiers rayons du soleil de mai, encore légèrement engourdi,
Et dès qu'il se vit pour la première fois dans les perles de la rosées,
Il fut tout ébahi... c'était lui ?
Il battit doucement des ailes, mais oui, c'était bien lui 8
Dieu ! Qu'il était beau, il était magnifique ! quelles couleurs!
Non loin de là, il entendit des bourdonnements,
Et après quelques battements d'ailes, il les vit,
Mouches, bourdons et beaucoup d'autres encore.
Diable ! Qu'ils étaient moches ... et tout ce bruit.
Il allait leur montrer qui était le magnifique Papillon.
Il décolla d'un vol léger et silencieux,
Monta très haut dans le ciel, presque à se brûler le bout des ailes,
Descendit en piqué, effectua quelques loopings, se mit à voler en rase-mottes,
Survolant tout ce monde besogneux,
Quand soudain devant lui apparût un cham,
Un champs de fleurs, des milliers et des milliers de fleurs multicolores qui l'attendaient, lui,
Elles étaient à pour lui, rien que pour lui, bien sur.
Alors, Papillon, dans un vol triomphal, se mit à l'ouvrage,
Voltigeant, passant de l'une à l'autres,
Butinant, se nourrissant, n'en négligeant aucune,
De la plus petite à la plus belle, les marquant toutes de son empreinte pour qu'elles se souviennent,
Car il le savait, son temps était compté,
Il ne reviendrait pas en arrière, et il y en avait tant ...
Encore tout enivré des nectars, il ne l'a pas vue, là-bas au bout du pré,
La faucheuse s'est mise en route, elle avance... et tout à coup,
Papillon, les ailes brisées, s'écroule sur l'herbe coupée,
Encore un peu humide, couché sur un lit de fleurs,
La tête tournée vers le ciel, les yeux encore tout remplis de lumière,
Papillon est mort, Mon Papillon est mot
Notre Papillon
Si un jour, par chance, un papillon se pose à vos côté, ou si par bonheur il vous a choisi se posant sur votre bras, ou peut-être sur votre main, n'y touchez pas,ne bougez pas, il se repose un bref instant. En pensant au Nôtre, laissez-le s'envoler libre et insouciant et vivre sa propre vie
Il n'a pas beaucoup de temps devant lui, car les papillons ne vivent jamais très longtemps.
Pa à Ptit Gamin

Ce que sa maman a lu à l'audiencedu tribunal de Mons
Nous avons semé une graine pour avoir un arbre qui au fil du temps nous donnera ses fruits.
La graine a levé et nous l’avons soignée, nourrie et aimée. Quel bonheur de voir notre arbre pousser et grandir.
C’est un travail de chaque jour, il tient toute la place dans notre vie. Il est beau, presque adulte
nous sommes fiers de lui. Quelle récompense !
Notre arbre, l’écorce pas encore assez dure est par un début d’été blessé meurtri au plus profond de lui. Nous sommes là pour le soutenir, nous l’aimons. Sa plaie lentement cicatrice, il est énergique.
Un dimanche, un coup de téléphone, notre arbre a été abattu. C’est le choc, nous sommes anéantis et bien plus tard on ne réalise toujours pas que notre arbre est mort, que nous n’aurons plus de fruits. Dans notre cœur, il ne reste que le désespoir. Une partie de nous est partie, plus jamais nous ne serons les mêmes. Nous étions si heureux ensemble.
Je pense à toutes les personnes qui comme nous ont eu leur arbre coupé. Dans notre société, le chagrin dérange, ennuie, alors nous mettons un masque pour vivre au quotidien, mais le fardeau est terriblement lourd à porter.

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Chers Marie-Ange, Gérard et Nicolas
Nous aurions souhaité vous connaître dans d'autres circonstances et par la même connaître votre fils Pierre.
Vous nous avez accueilli chez vous à plusieurs reprises et à chaque fois, nous retournons le coeur plein d'amitié et d'amour, de compréhension et de réconfort mutuel.
A Pierre et à vous, nous dédions ce poème
Je ne peux guérir la douleur à votre coeur,
Ni prendre le mal que vous ressentez,
Mais laisse-moi prendre votre main
Et marcher avec vous aujourd'hui.
Je pourrais vous écouter quand vous ressentirer le besoin de parler,
Je voudrais essuyer vos larmes,
J'aimerais calmer vos inquiétudes,
J'aimerais vous aider à apaiser vos craintes.
Je suis ici et je serai toujours là pour vous,
Pour chaque épreuve que vous aurez à surmonter,
Aussi prenez ma main,
Et vivons une journée à la fois..
Tu n'êtes plus seul, je suis avec vous
Et je ferais des milles si ça pouvait vous aider
À soulager votre douleur et vos chagrins
Et ainsi faire apparaître un sourire sur votre visage!
Fermez les yeux et pense à moi......
~~~
Auteur : Celestill
Cécile et Jean-Pierre, parents de Frédéric

Chère Marie-Ange, Cher Gérard,
Presque partout, j'imagine que la fête est en vue et réjouit corps et esprits. Je sais que ce n'est pas le cas chez vous : c'est une période difficile pour la plupart des parents qui ont perdu un enfant mais, chez vous particulièrement, je comprends aisément que vous ne puissiez plus concevoir un passage normal à l'an nouveau. Il n'y a plus de fête : Papillon s'est envolé, on n'imagine pas se réjouir sans lui.
Et si je me permets de vous souhaiter tout ce qu'il y a de meilleur pour l'avenir, ce serait très indélicat de vous présenter mes meilleurs voeux, comme si rien n'était, alors que la réalité est là, d'une grande tristesse pour vous.
Je partage votre peine et pense beaucoup à vous.
Albert
De tout coeur avec la famille de PIERRE qui comme toutes ces jeunes victimes innocentes de tueurs de la route resteras à jamais gravé dans nos mèmoires . Amicales pensées en cette triste début d'année .
Jean Jacquet, papa
d'Emilien (France)
Chers parents,
je suis la maman de grégory et je me permet de vous envoyer ce petit texte.
Je crois au plus profond de moi que ce message vient de votre enfant
"je vous écris une lettre, que je ne vous enverrai jamais
mais j'ai trop besoin que sorte de moi cette peine inavouée
vous qui me croyez roc, géant, jamais vous n'avez vu mes
larmes couler sur ma joue, je les essuyais très vite sur mes manches
pour que jamais elles ne vous dérangent.
Alors que je suis devenu un ange, vous ne m'oubliez pas.
Il ne faut pas avoir peur de l'absence et du temps
des nuits à me chercher dans votre mémoire
des jours d'espoir
Moi qui était heureux près de vous, qu'avons nous pu faire à Dieu
pour qu'il me reprenne si tôt?
Mais si les fées encore une fois se penchent
faite le voeux de revoir votre ange
un jour vous ferez le même voyage que moi
je viendrai vous cherchez et c'est avec un sourire que
je veux vous voir, cest dans mon coeur que vous déposerez
vos valises et dans vos yeux que je veux lire le bonheur.
Ton enfant devenu un ange"
Patricia (maman de grégory) - Belgique