
Jubilé
de la Chapelle Notre-Dame en chemin
Ce dimanche 18 novembre 2007, les paroissiens de Boncelles ont changé leurs
habitudes pour assister à leur messe dominicale en la Chapelle de la route du
Condroz à Boncelles, dédiée à la Vierge des pauvres et dont c’était
l’anniversaire de la contruction : 1957-2007, un jubilé qui se devait
d’être fêté.
Depuis 2005, cette chapelle est rebaptisée « Notre-Dame en chemin »
en mémoire des victimes de la route et cet anniversaire coïncidait, comme
par hasard, avec la Journée internationale des victimes de la route.
Le Chanoine Bodeson invita l’assemblée à prier « en faveur des familles donatrices de cette
chapelle, pour les personnes qui l’ont gérée et qui ont organisé le culte,
pour les ceux et celles qui l’ont reprise en main et dédiée à Notre-Dame en
Chemin, la Vierge des Pauvres de Banneux. Prions pour la foule des passants pris
par leurs occupations ou par leurs obligations, saisis par le stress du temps,
et qui passent sans plus jamais s’arrêter ici pour le recueillement. Prions
aussi pour les enfants, les parents, toutes les victimes de la route, les grands
blessés et puis ceux dont la vie a été anéantie. Prions pour les jeunes
morts sur nos routes en trop grand nombre, après leurs heures de plaisir ou aux
heures de leur travail. Que d’injustes situations ! ».
Le chanoine Bodeson écrivait encore ceci :
« cette chapelle est un don. Bénite sous le vocable de la Vierge des
pauvres (Banneux), elle n’est plus destinée au culte dominical. Nous
souvenant que la Vierge à Banneux s’est manifestée en
mouvement sur la route, nous souvenant de son message : « je viens soulager la souffrance », étant donné la
situation de la chapelle le long de la route du Condroz (Liège-Marche) si
meurtrière, nous est venue la conviction de donner une nouvelle motivation à
l’usage des lieux : elle deviendra un lieu consacré aux victimes de
la route ».
Une autre réflexion du prêtre :
« Les petits mémoriaux
fleuris, érigés en souvenir des victimes de la route par leurs proches, se
multiplient. Une façon intime et collective d’entamer le deuil du disparu ».
Extrait du Vif-L’Express (2 nov.2007) :
« L’ont-ils compris, les jeunes copains de Boncelles qui ont
improvisé un lieu mémorial tout fleuri au treillis du presbytère de
Boncelles, là où, aux premières heures de la nuit, ils refaisaient le monde
avec leur copain Bruno, victime de la route ? ».
« On refuse que le lieu
du drame soit banalisé. Ces lieux cristallisent une émotion énorme,
d’autant plus grande que la victime était jeune ».
Cécile JACOB, Présidente du GAR, nous gratifia d’un petit discours
que nous vous proposons ici :
Chers parents, chers amis, chers vous tous
Je vous remercie toutes et tous de votre présence ce dimanche 18
novembre.
Nous célébrons
aujourd’hui le 50ème anniversaire de cette petite chapelle, rebaptisée
Notre-Dame en chemin, devenue
depuis 2005, notre lieu privilégié de rencontre. Puissions-nous encore y être
très souvent réunis.
Ce dimanche est particulier puisque c’est aussi la
Journée internationale des victimes de la route. Partout dans le
monde, dans les paroisses, se déroule un office dédié à leur mémoire.
Joignons-nous tous à eux en pensées et avec notre cœur.
Merci à
toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont contribué à
l’organisation de cette journée. Je pense aux paroissiens de Boncelles, sans
oublier le Chanoine BODESON dont la
motivation n’a d’égale que le dynamisme et la sympathie. Je ne peux évidemment
passer sous silence l’enthousiasme de tous les bénévoles, si présents, si
précieux.
Cette manifestation est également l’occasion d’interrompre un bref instant
le cours de notre vie pour nous souvenir de l'arrêt définitif de celle d'un
enfant, d'un jeune, d’un être humain qui avait le droit de vivre. Quelles que
soient les circonstances précises de l'accident, c’est le plus souvent
le comportement humain qui en est la cause.
C'est pourquoi nous voulons que leur mort ne soit pas vaine, qu'elle serve au
moins à éviter d'autres drames. Ce ne sera le cas que lorsque chacun d'entre
nous se rendra compte qu’à chaque moment, une simple imprudence ou une
seconde d'inattention, peut briser à jamais la vie de la victime, mais aussi
faire basculer celle de toute sa famille.
Nous sommes tous des victimes potentielles en même temps que des auteurs
potentiels.
Cette Chapelle est avant tout un lieu de prières, de recueillement, mais
au delà, un lieu de rencontre où l’on peut parler et s’entraider les uns
les autres.
Que cette journée soit le symbole de la solidarité, de l’espérance et de
l’amour de notre prochain qui souffre car la société d’aujourd’hui nous
montre tous les jours l’indifférence envers les autres.
La solidarité entre parents et familles de victimes dépasse en effet
les frontières, qu'elles soient linguistiques ou nationales, culturelles
ou sociales, toutes ces différences dont on parle si souvent sont abolies ici
pour ne faire malheureusement qu’une même et unique souffrance ».
C’est sous la bienveillance du
soleil que s’acheva cette cérémonie, comme le veut la tradition, par
l’habituel verre de l’amitié : c’est l’occasion pour tous d’échanger
divers propos, divers sentiments et diverses idées. Rassembler des personnes
partageant les mêmes préoccupations et les mêmes peines, n’est-ce pas le
plus bel anniversaire dont on pouvait rêver pour « notre »
Chapelle.
Cécile Jacob

PRESSE ECRITE
La DH du 20 novembre 2007 : 
La Meuse du 17 novembre 2007 : 

Les photos : 

Commentaires !
reTOUR
AU SOMMAIRE DES REPORTAGES
RETOUR
A LA PAGE D'ACCUEIL