LES LEGISLATIVES 2007

 

 

 

 

 

Les législatives 2007:

Mais pour nous, ça va changer quoi ?

 

Au moment d’écrire ces lignes (dimanche 3 juin), il est probablement un peu prématuré de dire de quoi l’avenir sera fait. Lorsqu’il est dit « pour nous » dans ce titre, je voulais évidemment parler du GAR, de ses actions en faveur d’une sécurité routière accrue, ainsi que pour les victimes de la route et leurs parents.

En ce qui concerne le GAR proprement dit, et puisqu’il n’existe pas de langue de bois en la matière (c’est très à la mode en ce moment, notamment sur les ondes), je vais tout vous dire quant à notre manière de fonctionner au niveau financier. Comme vous le savez peut-être, notre association est totalement apolitique, en ce sens qu’elle ne dépend d’aucun parti : ceci la met à l’abri de toute pression de quel qu’ordre que ce soit ; de plus, cela la rend totalement indépendante de personnes qui souhaiteraient nous « utiliser » pour améliorer leur propre image de marque ou faire de la démagogie de bas étage. Chez nous donc, il n’existe pas de récupération politique. Nous allons chercher l’argent là où il se trouve, sans trop nous préoccuper de savoir de quel bord en est la source. Bien sûr, nous le savons mais comprenez seulement que les montants accordés au GAR (qui restent assez timides quoiqu’on dise) ne le sont que moyennant des arguments en béton. N’allez par exemple pas croire que la Région wallonne nous accorde monnaie sonnante et trébuchante pour nos beaux yeux, ou parce que nous avons des relations influentes. Tel n’est pas le cas et une énorme partie de notre travail, en dehors de l’ensemble de nos actions dites « visibles », consiste précisément à mettre sur pied des dossiers capables d’ouvrir des vannes de financement. Pour être tout à fait honnête, je tiens à préciser que, depuis plusieurs années, nous bénéficions du soutien considérable et constant de M. le Député Th.GIET (PS) qui a été et reste sensible à nos actions, et notamment à l’aide que nous apportons aux parents des victimes de la route. Mais ce soutien n’est pas directement financier : M. GIET nous appuie et nous aide à pousser des portes qui, sans lui, seraient bien difficiles à entre bailler. Ne pensez surtout pas que votre serviteur fait de la publicité gratuite pour son parti : il n’en est rien et T. GIET ne m’en voudra certainement pas d’écrire que s’il appartenait au MR, au Mouvement écolo, au Cdh ou autre, je reste convaincu que son attitude envers notre association serait identique. Dans ce cas précis, c’est l’homme et la force politique qu’il représente qui aident, pas la couleur.

Pour le reste, le GAR bénéficie de quelques sponsors (des entreprises commerciales) qui trouvent en nous une belle occasion de donner à leur logo une image plus humaine, plus proche des préoccupations citoyennes. Les citer n’entre pas dans le cadre de ce billet.

 

En ce qui concerne nos travaux et nos actions, il est particulièrement malaisé de prédire si oui ou non ces élections législatives vont changer radicalement la donne, simplement la modifier quelque peu ou au contraire, n’auront finalement aucune incidence sur eux. En effet, on pourrait logiquement s’attendre à ce que des causes telles que celles que nous défendons, traversent le temps sans se soucier de qui dirige et de qui tire les ficelles. Pas si sûr … Pour illustrer ces propos, prenons un exemple simple . Nos actuels travaux en matière de victimes de la route (audiences des tribunaux, accueil, avocats, responsables d’accidents et récidivistes, requalification des peines, etc.) sont rendus possibles grâce au Service de Politique Criminelle, qui dépend lui-même du Ministère de la Justice, donc de Mme la Ministre L. ONKELINX (encore une PS, mais c’est un hasard). La question que se pose logiquement le GAR est la suivante : le successeur (ou la) de cette dernière sera-t-il aussi sensible à cette problématique, étant entendu que le SPC demeurera, lui, à sa place ? Il en va d’ailleurs de même pour des collaborateurs (pas tous) de ce Ministère auprès desquels nous avons trouvé écoute et attention. (Si je peux me permettre un commentaire tout à fait personnel et qui n’engage que moi, je vois mal certaines personnalités politiques connues répondre à nos attentes et poursuivre avec enthousiasme les travaux entamés en la matière. Je ne vise personne, absolument personne …).

 

 

La conclusion de tout ceci tient en quelques mots :

les sources de financement du GAR sont parfois préoccupantes et exigent à la fois efforts et travail pour que perdurent nos activités. Mais la poursuite du combat qu’il mène , à vos côtés,  au niveau des victimes, des parents, des responsables d’accidents, etc., n’a pas de connotation financière : c’est avant tout une affaire d’homme ou de femme, d’écoute et de sensibilité. Et si le vent venait à s’opposer à nos efforts, nous resterons sur le pont avec force et conviction, comptez sur nous !

 

 

 

 

                                        

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